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Le marché rêve de mariages après la relance de privatisations des autoroutes

Defawe Philippe |  le 09/06/2005  |  SanefFrance Transports

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L'annonce de la reprise des privatisations des autoroutes offre un nouveau potentiel de hausse pour les actions du secteur, en relançant les spéculations de rapprochement, notamment avec des constructeurs comme Vinci ou Eiffage.

L'Etat détient actuellement 50,3% du capital des Autoroutes du Sud de la France (ASF), le premier concessionnaire français. Il détient plus de 70% dans le capital des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) et de la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef).
"Si l'on ne peut exclure une privatisation totale, nous estimons qu'une solution plus aisée politiquement consisterait à placer sur le marché 25% du capital d'APRR et de la Sanef d'ici à la fin de l'année", estime la maison de courtage CA Cheuvreux dans une note à ses clients.
Traditionnellement, les actions des sociétés cotées en Bourse détenues partiellement par l'Etat ont tendance à plafonner en raison du risque d'un apport massif d'actions en cas de cession par l'Etat.
Mais dans le cas de ASF, APRR ou Sanef, l'idée de rapprochements fait un sérieux contrepoids.

Et même si le Premier ministre Dominique de Villepin s'est gardé mercredi de donner la moindre indication concernant le calendrier des privatisations, l'ordre de priorité ou même les participations résiduelles que l'Etat conserverait dans chacune des trois sociétés concernées, les spéculations ont explosé jeudi sur d'éventuelles rapprochements.
"Vinci a officiellement pour ambition d'augmenter sa participation de 23% dans ASF, et Eiffage serait intéressé par APRR ou Sanef", selon UBS, alors que CA Chevreux évoque un rapprochement entre APRR et Sanef pour créer un potentiel rival à ASF.
Exane BNP Paribas estime même que ASF est le mieux placé pour profiter de l'annonce de Dominique de Villepin, en raison de l'intérêt avoué de Vinci.
Vinci pourrait monter dans le capital d'ASF à hauteur de 33,33%, anticipe CA Cheuvreux.

Le constructeur financerait l'opération grâce à la trésorerie nette de son pôle Construction (estimée à 1,7 milliard d'euros à fin 2005), "ce qui lui permettrait d'obtenir une minorité de blocage et de négocier plus sereinement un rapprochement plus poussé avec ASF", estime CA Cheuvreux.
"Nous pensons que la montée à 33,3% dans le capital d'ASF par Vinci serait perçue comme un succès par le marché après trois ans de bras de fer avec les différents gouvernements", conclut CA Cheuvreux.
Mais seul le début effectif des cessions par l'Etat est à même de donner une véritable impulsion aux actions des trois concessionnaires, avec toutefois des interrogations à prévoir sur le montant des synergies.

A long terme et indirectement, les titres des constructeurs Bouygues, Vinci ou Eiffage vont aussi profiter de la relance des privatisations, car l'argent provenant des cessions sera destiné au financement des infrastructures de transports.

Bertille OSSEY-WOISARD (AFP)

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