Le marché mondial de l'acier reste très fragmenté

Defawe Philippe |  le 03/11/2006  |  InternationalAcierEuropeProduits et matériels

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Selon le cabinet de consultants britannique spécialisé MEPS, même si la fusion entre Tata Steel et Corus se confirme, le marché mondial de l'acier resterait très fragmenté, avec un très grand nombre de producteurs.

A moins d'une contre-offre, l'indien Tata Steel devrait réussir à racheter l'anglo-néerlandais Corus -pour 7,6 milliards d'euros, dette comprise-, note le MEPS.
Tata Steel est actuellement le 56e producteur mondial d'acier, mais a les coûts de production parmi les plus bas. En ajoutant les 18 millions de tonnes d'acier brut produits par Corus à l'offre de 5 millions de tonnes par an de Tata, cela ferait de la nouvelle société le 5e aciériste mondial, estime le cabinet.
"Mais la fusion ne fera que très peu avancer la consolidation mondiale des principaux fournisseurs d'acier", souligne le MEPS.
En 2005, les dix plus gros producteurs ont fourni 316 millions de tonnes d'acier, l'équivalent de 28% de la production mondiale. Or un mariage Tata-Corus augmenterait la part totale des dix principaux aciéristes de seulement 0,4 point de pourcentage, remarque le consultant.
Toutefois, observe le MEPS, Tata Steel projette de doubler sa capacité annuelle de production à 10 millions de tonnes et de développer d'autres projets en Inde, en Iran et au Bangladesh.

Après Arcelor-Mittal et Tata-Corus, il restera peu de fusions envisageables entre des entreprises de moyenne taille en Europe occidentale ou en Amérique du Nord, estime par ailleurs le MEPS. "C'est l'Asie qui détient le plus gros potentiel", selon lui.
Dix des vingt plus gros producteurs d'acier se trouvent en Asie. Sur celles-ci, les numéros deux et trois, le Japonais Nippon Steel et le Sud-Coréen Posco, "se montrent peu intéressés à acheter comme à être acheté", souligne le cabinet. Les deux sociétés ont même prévu de renforcer leur alliance stratégique "afin de contrer toute offre hostile".
Parmi les autres, Sumitomo Metals, très lié à Nippon Steel, et le Japonais JFE, qui a récemment formé une alliance avec le Sud-Coréen Dongkuk, "ne devraient pas jouer un rôle dans la consolidation mondiale à moins que les pressions venant de la concurrence ne s'intensifient", prédit le MEPS.
La Chine, premier producteur mondial d'acier avec plus de 400 millions de tonnes, compte cinq sociétés parmi les 20 plus gros aciéristes au monde, mais l'industrie y est très fragmentée et une consolidation rapide est désormais à l'agenda, souligne le MEPS.

Le numéro un chinois, Shanghai Baosteel, a ainsi tenté d'établir des accords de coopération avec d'autre aciéristes et certains pourraient aboutir à des fusions. Un mariage entre Anshan et Benxi Steel pourraient être un bon exemple, et l'autorisation par le gouvernement de l'investissement étranger en Chine une bonne chose, conclut le MEPS.

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