Logement

Le marché de l’immobilier en pleine forme

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gestion et opérations immobilières

Plus de 400 000 logements devraient être construits et près de 900 000 habitations anciennes devraient changer de main en 2017 selon le Crédit Foncier. Malgré ces belles perspectives, les professionnels poursuivent leur lobbying.

Les planètes restent alignées pour l’immobilier. Boostés par des taux d’intérêt extrêmement bas (1,56% à fin mai selon Crédit Logement CSA) et deux dispositifs publics qui fonctionnent (le prêt à taux zéro et le dispositif Pinel), 80% des professionnels de l’immobiliers se disent optimisent pour les 12 prochains mois, selon le baromètre Crédit Foncier/CSA.

Et selon le Crédit Foncier, ils ont raison d’avoir confiance en l’avenir puisque l’organisme bancaire table sur des volumes de crédits en hausse de 8% (hors renégociation de prêts) sur un an, à 170 milliards de prêts accordés en 2017 (contre 157 milliards en 2016). « Nous sommes incontestablement dans un marché de taux ; s’ils demeurent constants, l’année 2017 devrait conserver sa belle dynamique et présenter une hausse des prix modérée sur douze mois », confirme Laurent Vimont, président de Century 21.

 

880 000 transactions dans l’ancien

 

Dans le neuf, plus de 408 000 logements devraient être bâtis cette année, toujours selon le Crédit Foncier. Sans surprise, « la construction sera principalement tirée par l’accession (+7%) et par le locatif privé (+17%) », décrypte Bruno Deletré, directeur général de l’établissement bancaire.

Dans l’ancien, l’embellie est également de mise puisque le Crédit Foncier anticipe un volume de transactions en hausse de 3,8% sur un an, à 880 000 unités (contre 848 000 en 2016). « Sur douze mois, la hausse n’est pas très importante, mais 2016 a été une année extrêmement dynamique », tempère Bruno Deletré. En réaction, cette forte activité tire les prix vers le haut : + 1,5% en moyenne en France selon le réseau Century 21, et +7,7% à Paris.

 

Rénover pour rééquilibrer le marché ?

 

Pour rééquilibrer l’offre et la demande de logements anciens dans les marchés en tension, certains professionnels militent pour la création d’un véritable statut de bailleur privé. « Cela permettrait de créer un cadre incitatif, et d’inciter les acteurs privés à se lancer dans la rénovation de logements, ce qui à court terme, permettrait de limiter le déséquilibre constaté sur le marché, estime Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. Surtout que le spectre de l’ISF ciblé seulement sur l’immobilier n’envoie pas un message positif pour les propriétaires bailleurs. »

 

Focus

Lobbying du Crédit Foncier pour supprimer le taux d’usure

Face aux taux d’intérêt extrêmement bas, certaines banques, comme le Crédit Foncier, militent pour la surpression du taux d’usure. Aussi appelé seuil de l’usure, ce taux est calculé tous les trois mois par la Banque de France pour définir le taux effectif global maximum des prêts (le taux d’intérêt net majoré des frais de dossiers, assurances…) que les banques peuvent accorder. Autrement dit, le taux d’usure est le coût global maximum du crédit qu’un particulier peut payer à une banque.

Pour les prêts immobiliers, le taux d’usure varie actuellement entre 3,15% et 3,29%. Calculé en fonction des données collectées durant le trimestre passé, il s’applique pour les trois mois à venir. « Tout comme les taux d’intérêt, le taux d’usure a baissé lentement, rappelle Bruno Deletré. Aujourd’hui, les taux remontent mais comme le taux d’usure est calculé sur le trimestre précédent, nous observons un effet de ciseau qui empêche les taux de remonter librement et de refléter la réalité du marché. »

Y a-t-il un risque de voir le robinet à crédit immobilier s’assécher ? Pas vraiment. « Cette problématique est réelle pour certaines banques, qui pratiquent des taux d’intérêt plus élevés, ou des frais de dossiers plus importants, ou pour les établissements spécialisés, qui n’imposent pas la domiciliation des revenus des ménages emprunteurs, et donc, qui ne margent que sur les taux d’intérêt, à l’exemple du Crédit Foncier, décrypte Sandrine Allonier, responsable des relations banques du courtier Vousfinancer.com. Mais la plupart des banques ont plus tendance à accorder des prêts compétitifs pour être bien positionnées et capter de nouveaux clients. » Pas de quoi s’alarmer donc. 

 

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