En direct

Le Mans malgré un coût au kilomètre a priori moins avantageux Les élus confirment le choix du rail pour le tramway

CLAUDE HUBERT |  le 18/01/2002  |  TransportsCollectivités localesGirondeHaut-RhinLoire-Atlantique

En invitant des chefs de projet tramway (Nancy, Nantes, Bordeaux, Mulhouse et Clermont-Ferrand) et un élu, Jean-Claude Boulard, le président de la communauté urbaine du Mans, veut « donner la parole à des porteurs d'intérêt général ». Il entend aussi asseoir la décision des élus de la communauté urbaine, qui vient de trancher en faveur du rail, pour leur projet de tramway guidé en site propre. « Il n'est pas possible de repousser la décision avec un appel d'offres sur performance. Cette procédure peut entraîner du contentieux », rappelle Louis Virgoulay 1er vice-président de la communauté d'agglomération clermontoise. Ce dernier insiste sur le caractère politique du choix.

Un projet adapté à chaque ville

La forte déclivité - un plateau surplombe le centre - explique en grande partie le choix du pneu à Nancy, selon Thierry Marchal, chef du projet de la communauté urbaine du Grand-Nancy.

De plus, le pneu permet de s'affranchir en quelques points du site réservé. A cette souplesse, s'ajoute à Nancy une continuité avec les trolleybus, dont le réseau électrique est en partie repris. Mais les ratés actuels concernant l'ouverture de la première des trois lignes prévues à l'horizon 2006-2007, quelle que soit la cohérence du choix des élus, n'ont guère plaidé pour le pneu au Mans, y compris dans son rapport coût au kilomètre a priori avantageux.

Inversement à Bordeaux, pour renverser radicalement l'image des transports en commun perçus très peu performants par la population auparavant, le choix du tramway sur rail s'imposait comme celui « de la rupture, de la performance, de l'attractivité », explique François Saglier, le chef de projet.

Son conseil le plus appuyé, développé par Yves Laurin, chef de projet du tramway de Mulhouse, fut d'insister pour que les élus aient en tête le fonctionnement. Au bout de quelques décennies, les coûts d'exploitation deviennent déterminants.

Le fonctionnement, un élément déterminant

« Le tramway, c'est de la prestation de service. Le vrai sujet, c'est l'exploitation », poursuit Jean-Claude Boulard, sensible, comme Dominique Niederkorn, élue « verte » vice-présidente chargée des transports, à ce que le tramway sur rail offre « des réserves de capacité » bien supérieures aux matériels développés concernant le tramway sur pneu.

La démonstration a été faite par Xavier Bonneau, directeur du projet nantais. Les générations successives de rames, de plus en plus longues, permettent d'absorber l'augmentation du trafic. Avec un taux de satisfaction sans égal. L'histoire du tramway nantais (la première ligne nantaise fut ouverte le 7 janvier 1985) souligne aussi la capacité de « l'outil de transport d'être en même temps un formidable outil d'aménagement », conclut Xavier Bonneau. Sur ce point, les Manceaux, convaincus, ont programmé en parallèle la restructuration globale de la gare nord en pôle d'échanges multimodal assurant la connexion tram-train.

Renseignements : Jean-Gabriel Ragot, chef de projet tramway, SEM (Société d'équipement du Mans), à qui a été déléguée l'organisation de la maîtrise d'ouvrage ; tél. : 02.43.39.19.70.

Chiffres et dates clés

Budget prévisionnel : 14,4 km de voies pour 212 millions d'euros dont :

- 61,74* pour le génie civil et les voies ;

- 38,11* pour le matériel roulant ;

- 16,46* pour la construction de l'atelier-dépôt en face Antarès ;

- 21,34* pour les aménagements de façade à façade, le long du tracé ;

- 11,74* pour la maîtrise d'oeuvre.

* En millions d'euros.

Calendrier prévisionnel :

- 1er trimestre 2002 : concours de maîtrise d'oeuvre pour le projet ;

- courant 2002 : concours pour l'atelier dépôt ; enquête publique et instruction mixte ;

- début 2004-janvier 2006 : phase de travaux ;

- 2004 : fabrication de la première rame pour une mise en service « à blanc » au 1er trimestre 2005 ;

- juin 2006 : mise en service du tramway manceau.

CARTE ET TRACE : Le tracé relie l'université du Maine à la gare puis à Pontlieue, où la ligne se divise en deux lignes, l'une desservant les Sablons, l'autre continuant jusqu'à Antarès, où est localisé le dépôt. Trente-trois stations sont prévues.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Isolation thermique durable des bâtiments existants

Isolation thermique durable des bâtiments existants

Date de parution : 12/2018

Voir

Code des juridictions financières

Code des juridictions financières

Date de parution : 12/2018

Voir

De l'immeuble de bureau aux lieux du travail

De l'immeuble de bureau aux lieux du travail

Date de parution : 12/2018

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur