Entreprises de BTP

Le maire de Toulouse espère une aide financière du gouvernement

Le maire de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, espère « des nouvelles du gouvernement Raffarin d’ici octobre ou novembre », en terme d’aide financière, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse sur le bilan des travaux, 11 mois après l’explosion de l’usine AZF.
Dans une lettre adressée fin mai au député-maire, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait déjà fait un pas en ce sens, estimant que « la situation économique et sociale de la région toulousaine justifi(ait) un effort de solidarité nationale ».
Après avoir rappelé que l’explosion du 21 septembre avait « soufflé un tiers du territoire urbain », M. Douste-Blazy a jugé que « le précédent gouvernement n’a(vait) pas tiré les conséquences nationales de cette catastrophe ».

« A un certain niveau de catastrophe, a-t-il ajouté, l’Etat se doit de passer outre les procédures ». Selon le maire de la Ville rose, il est nécessaire d’adopter « un projet de loi sur les catastrophes industrielles qui donnerait la conduite immédiate à tenir sur les relogements, les travaux et les indemnisations ».
M. Douste-Blazy a indiqué par ailleurs que pour la commémoration de la catastrophe, le 21 septembre, il souhaitait « quelque chose de sobre et de solennel ».
Le député-maire, qui sera sur le site d’AZF, souhaiterait une minute de silence à 10H17, heure précise de l’explosion et voudrait que « cette minute soit close par tous les carillons de la ville ». Ensuite, les Toulousains devraient être invités à se réunir place du Capitole afin de s’y recueillir, en présence de choeurs et de représentants de toutes les religions.

Le maire de Toulouse désire également qu’une oeuvre d’art commémore « visuellement » la catastrophe. Un appel à candidatures a déjà été lancé.
Enfin, « sur le plan symbolique », il souhaite que la cheminée rouge et blanche d’AZF, visible de toute la ville, « tombe avant la fin de l’année », estimant que « sa présence nous nargue d’une manière un peu insolente ».
Selon le bilan dressé par la municipalité onze mois après la catastrophe, la majorité des remboursements aura été effectuée, sur le plan des indemnisations, d’ici la fin de l’année. Seuls 10% devraient encore être en cours à cette période.

Pour ce qui est des 112 familles résidant dans les mobile-homes installés au lendemain du sinistre, 32 ont été effectivement relogées et 40 ont signé leur bail et vont emménager sous peu dans un nouveau logement.
Parmi les 40 familles encore dans les mobile-homes, 12 étudient actuellement une nouvelle proposition de relogement, 17 ont refusé une ou plusieurs propositions et 11 attendent la fin des travaux pour réintégrer leur ancien logement.
Enfin, concernant les PME et PMI, « il semblerait que les conséquences économiques de la catastrophe soient moins lourdes que prévu ». Ainsi sur les 4173 entreprises touchées par l’explosion, toutes ont pu reprendre ou poursuivre leur activité. Seuls 5 dépôts de bilan ont été enregistrés à ce jour par la Chambre de commerce.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X