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Le lyonnais TGL s'attaque à l'Ile-de-France

Nina Le Clerre et Florent Maillet |  le 15/12/2017  |  ConjonctureEssonneHauts-de-SeineSeine-Saint-DenisYvelines

Le groupe structure son offre de construction sur ce marché en rachetant TBI.

Le rachat a été bouclé en un temps record. En septembre dernier, le lyonnais TGL Group, spécialisé en construction et immobilier, examinait le dossier de reprise de TBI. Un groupe indépendant qui ne manque pas d'atouts, avec un rang de sixième acteur indépendant de la construction en Ile-de-France, et un chiffre d'affaires de 158 millions d'euros l'an passé. Sauf que cette entreprise trentenaire, basée dans les Yvelines, est enfoncée depuis plusieurs années dans une crise qui, de changement d'actionnaires à valse de dirigeants, l'a conduite au dépôt de bilan le 4 août dernier. Une occasion que n'a pas manquée l'ex-groupe Floriot, qui a repris TBI le 13 octobre, pour un montant non communiqué. « Nous étions le seul repreneur qui ne souhaitait pas disloquer l'entreprise », affirme Thierry Glories, président de TGL, dont il est le seul actionnaire depuis 2013.

Top 25 français. Le Rhônalpin reprend de fait l'ensemble des marchés de cloisons doublage/menuiserie interne et une partie des chantiers de gros œuvre de l'entreprise yvelinoise, qui a réalisé 250 chantiers en 2015. Sur 380 salariés, 220 conservent leur poste. Avec cette opération, TGL (180 millions d'euros de chiffre d'affaires au 30 septembre, 300 collaborateurs) signe la plus importante opération de croissance externe de son histoire (lire encadré) . « Nous atteignons un nouveau palier », se réjouit Thierry Glories, qui voit son groupe se hisser parmi les 25 plus grandes entreprises françaises de construction.

Si l'activité s'enrichit d'une branche « travaux d'intérieur », TGL gagne surtout un accès privilégié à la très dynamique région parisienne. Et c'est justement l'un des objectifs stratégiques énoncés dans le plan « Cap 2020 » lancé par le groupe en 2014 : développer des projets sur un axe Lyon-Paris-Nice. TGL avait déjà réalisé plusieurs incursions en Ile-de-France. Il a par exemple livré le nouveau siège social de Bosch à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) en avril dernier. Et devrait achever une résidence universitaire de 1 045 loge ments à Palaiseau (Essonne) en août 2018, pour un montant de 50 millions d'euros. TGL mène aussi deux projets à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) : un complexe de logements et un ensemble de bureaux. « Désormais, nous allons mutualiser les ressources de TBI et TGL en matière de construction », annonce Williams Etienne, nommé directeur général de TBI.

La promotion dans un second temps. « Nous reprendrons aussi les projets de construction en cours de TBI », développe Williams Etienne, qui évoque notamment un chantier pour le Crédit Agricole. L'antenne francilienne de TGL se concentrera dans un premier temps dans son cœur de métier, la construction de logements. « Mais nous souhaitons développer, par la suite, le tertiaire et les ouvrages fonctionnels », glisse Céline Pomathiod, la directrice générale du groupe. Dans un second temps, la société développera son autre pôle d'activité, la promotion, en Ile-de-France, « en commençant par de la copromotion », ajoute-t-elle.

De quoi inciter Thierry Glories à revoir à la hausse ses prévisions d'activité : la jauge du chiffre d'affaires prévisionnel pour 2018 grimpe à 250 millions d'euros. Soit bien plus que la barre des 200 millions fixée à l'origine pour 2020. « L'objectif est désormais revu à 400 millions d'euros », indique le président.

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Une croissance par la diversification

TGL Group a basé sa croissance sur la diversification. Avant TBI, il avait avalé, en 2016, Charbonnel Interiors, un spécialiste de la plâtrerie, et une société varoise de travaux maritimes, inaugurant une nouvelle filiale, « Floriot Travaux Maritimes ».

Elles ont été intégrées au pôle construction, principale activité de TGL (120 M€ de CA à date). Peu avant, en 2013, TGL a développé un second pôle d'activité, l'immobilier, en rachetant une première société de promotion. En 2017, ce pôle devrait représenter environ 60 M€ de CA. Or, les synergies entre les activités de construction et immobilières existent déjà. « Selon les années, entre 5 et 35 % de l'activité construction est apportée par le pôle immobilier », confie Céline Pomathiod, directrice générale du groupe.

Enfin, TGL comprend un troisième pôle dédié aux services et composé d'un restaurant, d'une société de conseil en RH… Il génère environ 1 M€ de chiffre d'affaires par an.

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