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Le libre-service, c’est du béton
Le matériel de distribution comprend un malaxeur de 0,5 m3 de capacité, un convoyeur, une trémie à granulats et un silo. - © Silix TP & Environnement

Le libre-service, c’est du béton

Christian Robischon (Bureau de Strasbourg du Moniteur) |  le 08/06/2020  |  ArtisansLes stratégies MoselleBéton

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Le négociant lorrain Silix lance l’offre « Selfbéton » par application au matériau du principe de la borne de distribution automatique accessible à tout moment. Il cible les consommateurs de petites quantités.

C’est le cauchemar du petit artisan : faire la queue devant la centrale à béton où il ne sent pas désiré, s’y morfondre en attendant de profiter d’un temps mort pour se glisser entre deux camions et deux remplissages de toupie afin de charger son petit volume.

Le négociant indépendant Silix TP & Environnement se propose d’y mettre fin par un système de libre-service réservé aux petites quantités, accessible à toute heure, pour les très petites entreprises (TPE), voire les particuliers. « Nous avons reçu aussi des demandes de petites entreprises de BTP », indique le gérant François Behr.

Selfbéton, comme la solution a été nommée, a profité des mois de confinement pour se tester avant de connaître à présent son premier déploiement à Hagondange (Moselle), siège de l’entreprise de 25 salariés. D’autres automates doivent suivre dans les prochaines semaines : « Les sites typiques peuvent être des emplacements proches des grandes surfaces de bricolage (GSB), ou la cour de négociants en matériaux », estime François Behr.

Le seuil minimal est fixé à 250 litres, « l’équivalent de quatre brouettes » compare l’entreprise. « Les centrales classiques délivrent généralement au mètre cube, voire pour certaines du demi-mètre cube, mais rarement en dessous si bien que les consommateurs de petites quantités n’y sont jamais prioritaires », appuie son dirigeant.

Chargement en cinq minutes promis

Selfbéton applique le principe du distributeur automatique. Sur l’écran tactile, le client passe sa commande de béton. Il définit la quantité et a la possibilité de faire « sa cuisine » à partir d’une cinquantaine de recettes. Il paie par carte bleue, place sa remorque à hauteur de la rampe de distribution, se rend à l’armoire de commande, place sous lecteur optique le bon qu’il a imprimé et lance le chargement de béton prêt à l’emploi. Celui-ci s’opère en cinq minutes, promet Silix.

La petite centrale de distribution se compose d’un malaxeur planétaire de 0,5 m3 de capacité, d’un convoyeur de déchargement, d’une trémie à granulats et d’un silo à ciment.

L’autre mode opératoire consiste à se faire éditer un bon au comptoir du point de vente auquel Selfbéton est rattaché. « La borne est également configurée pour des clients récurrents, titulaires d’un compte sur le lieu hébergeur. Ils pourront alors se faire remettre une clé RFID d’identification et régler par facture », ajoute François Behr.

Avec Selfbéton, le béton en libre service, après avoir passé sa commande, l’utilisateur place sa remorque à hauteur de la rampe de distribution.
Avec Selfbéton, le béton en libre service, après avoir passé sa commande, l’utilisateur place sa remorque à hauteur de la rampe de distribution. - © Silix TP & Environnement
Avec Selfbéton, le béton en libre service, après avoir passé sa commande, l’utilisateur place sa remorque à hauteur de la rampe de distribution. © Silix TP & Environnement

Le « père » de Selfbéton le considère comme un vecteur de complément de recettes et non de concurrence pour les négociants. « Il procure des occasions de ventes complémentaires : outillages, consommables, béton prêt à l’emploi, big-bag, et il en va de même pour un loueur de matériel ».

L’investissement initial se situe entre 250 000 à 300 000 euros pour l’achat de borne et la réalisation des petits travaux d’aménagement du site.

« Les cibles de clients sont constituées des paysagistes, artisans, services techniques des collectivités, les poseurs de clôtures, les piscinistes, les petites entreprises de bâtiment et travaux publics et les particuliers, pour des travaux tels que : pose de pavés et bordures, scellements légers, pose de chapes maigres, petits travaux de réparation, pose de clôtures de murets de jardin ou encore de longrines », expose Silix.

Commentaires

Le libre-service, c’est du béton

Votre e-mail ne sera pas publié

atab

13/06/2020 08h:19

les lorrains de manquent pas d idees !

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