David Tuffin, président de la "Royal Institution of Chartered Surveyors" (RICS) - ©

"Le krach boursier va pénaliser le BTP européen"

CHESSA Milena |  le 31/01/2008  |  International

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Pour David Tuffin, président de la "Royal Institution of Chartered Surveyors" (RICS), un réseau mondial d'experts indépendants dans l'immobilier et la construction, la crise des marchés du 21 janvier 2008, combinée à celle des subprimes, va provoquer un ralentissement de la demande dans la construction.

Quels sont vos prévisions au niveau mondial pour l'immobilier en 2008 ?
Après avoir atteint un pic en 2007, nous sommes rentrés dans une phase générale de baisse des prix de l'immobilier, tout simplement parce qu'ils ne pouvaient pas durablement rester aussi hauts. La crise des "subprimes" - qui est à l'origine une crise financière limitée à la sphère bancaire - n'a pas provoqué cette chute des prix, mais elle s'est produite en même temps, ce qui a rendu les choses encore un peu plus difficiles.

Que change le krach boursier du 21 janvier ?
Le krach, qui est une conséquence indirecte de la crise des "subprimes", a rendu les investisseurs encore plus nerveux et a provoqué une perte de confiance généralisée. Le monde vient de comprendre que l'Amérique ne pourra pas faire un nouveau miracle économique. Or, sa part dans l'activité mondiale reste énorme : c'est elle qui "conduit" le monde.

Croyez-vous à une baisse brutale des prix de l'immobilier en Europe ?
Les prix ont déjà beaucoup baissé en Espagne. Ils étaient de toute façon trop hauts dans ce pays. En France et au Royaume-Uni, où il y a encore une demande supérieure à l'offre, ce qui maintient des prix hauts, nous ne nous attendons pas à une correction majeure et encore moins à un krach immobilier.

La construction européenne va-t-elle être impactée par cette crise internationale ?
Dans cette période post-crise, la perte de confiance des investisseurs et le ralentissement des économies vont affecter la demande, en particulier dans l'immobilier professionnel, et donc l'activité des entreprises de BTP.

Quelle est la situation de la France?
Tout va dépendre de l'état général de l'économie. Mais la situation de la France est différente de celle de l'Espagne, où les prix ont été artificiellement tirés vers le haut par le résidentiel secondaire. Dans l'Hexagone, il y a toujours une forte demande et une offre insuffisante, en particulier dans le logement. Je pense donc que l'activité dans le BTP va simplement suivre la tendance générale de l'économie.
Propos recueillis par Hugues Boulet

Lire l'interview complète dans le numéro du "Bulletin européen du Moniteur" à paraître lundi 4 février.

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