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Le jardin botanique Jean-Marie Pelt encadre les défis du bois 2018
10 équpes ont présenté leur projet au jury, le 26 mai à l'Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois d'Epinal. - © © Flora Bignon

Le jardin botanique Jean-Marie Pelt encadre les défis du bois 2018

Laurent miguet |  le 28/05/2018  |  ImmobilierHygièneBois

Lauréates des Défis du bois 2018 à l’issue de la délibération du jury réuni le 26 mai à Epinal, 10 œuvres de microarchitecture jalonneront le jardin botanique Jean-Marie Pelt de Villers-lès-Nancy. Le parcours inaugural aura lieu le 26 juin prochain.

Le grand prix attribué au pavillon de l’eau Reine résume les enjeux locaux et globaux des Défis du bois : la  Lorraine y trouve un étendard de la créativité de ses jeunes architectes et ingénieurs, stimulée par la compétition autour du matériau vivant et emblématique de l’écoconstruction. Le clapotis de l’eau recueillie par les pans de toiture aux pentes inversées ajoutent une touche musicale à l’œuvre qui cumule son titre officiel avec deux autres prix : celui de l’élégance et celui des étudiants.

Pour arroser le potager du jardin botanique de Nancy, le pavillon de l'Eau Reine, lauréat du grand prix des Défis du bois, receuille ses eaux de toiture.
Pour arroser le potager du jardin botanique de Nancy, le pavillon de l'Eau Reine, lauréat du grand prix des Défis du bois, receuille ses eaux de toiture.

Commande réelle

Lancé en 2005 par l’Ecole d’architecture de Nancy et l’école d’ingénieur du bois d’Epinal, le prix s’est renforcé depuis 2015, en s’intégrant dans des opérations réelles : un maître d’ouvrage joue le jeu d’une commande. En 2018, le jardin botanique Jean-Marie Pelt s’est saisi des Défis du bois pour renforcer ses liens avec le grand public : avec plus de 100 000 visiteurs en 2017, le parc métropolitain a doublé sa fréquentation en trois ans. « Mais nous souffrons d’un manque de mobilier et panneaux pédagogiques », indique Frédéric Pautz, directeur du site.

Avec 10 équipes candidates et lauréates, le concept des défis répond à merveille à la demande du jardin qui aligne 19 collections sur 35 hectares, sous la tutelle conjointe de l’Université de Lorraine et de la métropole du Grand Nancy.

De décembre 2017 à février 2018, Frédéric Pautz a expliqué les spécificités de chaque site pressenti pour accueillir un pavillon répondant à trois objectifs : l’intégration dans la scénographie générale, la pédagogie botanique et le plaisir des visiteurs. Pour traduire ces objectifs en microarchitecture, chaque équipe disposait de 3 m3 de bois prélevé dans les forêts des environs, sous forme de planches de 25 mm d’épaisseur, 4 m de long et 15 cm de large. Elles ont remonté leur ouvrage sur le campus d’Epinal durant la semaine précédant la délibération du jury.

Paysage en mouvement

Les candidats ont interprété le cahier des charges de Frédéric Pautz à travers le filtre de leur formation : composée de cinq étudiants issus au minimum de deux pays, chaque équipe comprend au moins un ingénieur, un architecte et un charpentier des Compagnons du devoir.

Titulaire du « prix du mouvement » décerné par Paysage Actualités, l’équipe Terre de Bruyère a tiré parti de ses ressources pluridisciplinaires sur le promontoire septentrional du jardin botanique, entre la forêt européenne et les terres de bruyère : « Deux courbes créent un effet d’entonnoir pour cadrer les trois plans de la vue : les rhododendrons, le jardin botanique et la ville de Nancy », explique une porte-parole de l’équipe composée d’Ana  Cristina Calero Sanchez (master Architecture bois construction de Nancy et Epinal), Quentin Ferrari (école d’ingénieur de Mons, en Belgique), Octave Giaume (master ABC), Laura Lopes (master ABC) et Paul Poulet (compagnon).

Titulaire du prix du mouvemnet décerné par Paysage Actualités, le pavillon Terres de Bruyère cadrera la vue sur le massif de rhododendrons, au nord du jardin botanique.
Titulaire du prix du mouvemnet décerné par Paysage Actualités, le pavillon Terres de Bruyère cadrera la vue sur le massif de rhododendrons, au nord du jardin botanique.

Défi territorial

L’enthousiasme des 50 participants aux Défis 2018 se propagera le 26 juin prochain aux invités du parcours inaugural, puis au grand public. Le souffle de la jeunesse  stimulera sans doute les stratèges territoriaux qui phosphorent sur « Des hommes et des arbres, les racines de demain » : emmenés par la métropole de Nancy et épaulés par l’université de Lorraine dans le cadre du programme Territoire d’innovation de grande ambition (Tiga) financé par les Investissements d’avenir, 75 acteurs de la filière bois construction mettent en forme, jusqu’à la fin de cette année, une planification décennale qui ouvre un autre défi du bois.

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