Industrie/Négoce

Le hard-discount s’impose peu à peu dans le bricolage

Le marché du bricolage a progressé de 4,4% en 2005, mais les Français ont moins dépensé sous l’influence des enseignes de hard-discount , a indiqué mardi la Fédération des magasins de bricolage (FMB).
L’année dernière, les magasins de bricolage ont enregistré un chiffre d’affaires de 19,15 milliards d’euros, en progression de 4,4% sur un an, principalement grâce à l’ouverture de nouvelles surfaces (+5%, à plus de 7 millions de m2).
« Le marché du bricolage en France est en progression (de 3% à 4%) depuis plus de 10 ans et n’a pas vocation à baisser dans les mois et les années qui viennent », a souligné Pascal Malfoy, président de la FMB au cours d’une conférence de presse.

La bonne tenue du marché immobilier et l’évolution démographique, avec 200.000 nouveaux ménages par an devraient permettre au marché de progresser de 2 à 4% par an sur le moyen terme.
En revanche, « le pouvoir d’achat des consommateurs n’a pas vraiment augmenté, bien au contraire. Et le budget du loyer a tendance à entamer celui de la décoration et du bricolage », a souligné M. Malfoy.
Du coup, le panier moyen pour le bricolage a tendance à baisser, avec notamment la montée en puissance des magasins à bas coût, comme Brico Dépôt, appartenant au britannique Kingfisher, Bricoman (Leroy Merlin) ou la Boîte à outils. En 2005, il est passé à 754 euros par ménage, contre 775 euros un an plus tôt, et celui du jardinage est passé à 238 euros, contre 256 euros.

Ces magasins de hard-discount, qui représentent 10 à 15% de part du marché global, ont vu leur chiffre d’affaires grimper de 10% en 2005.
Au total, 67% de la population française bricole, 8 femmes sur 10 réalisent des travaux dans leur maison et 500 millions de personnes visitent les magasins de bricolage chaque année.

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