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Le Grand-Quevilly : six tours de quinze étages des années 70 totalement «relookées »

-Une réhabilitation lourde avec la mise en place de portes fenêtres et de balcons en site occupé.

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Deux par deux, six tours de quinze étages du centre-ville du Grand-Quevilly (Seine-Maritime) datant des années 70 vont être totalement « relookées », en site occupé, par l'architecte parisien Dominique Montassut (quatre tours) et le Groupe Arcane (deux tours).

A la clé : quelques prouesses pour l'entreprise Quillery en charge du gros oeuvre. Après une transformation complète (électricité, sanitaires, cuisines, etc.) de leurs appartements, les 190 locataires des tours « Pic rouge » et «Pic de Montcalm » ont vécu en direct une transformation lourde de leur lieu d'habitation (27 millions de francs TTC, dont 9,3 millions de francs pour le gros oeuvre). « Pour mettre en place des portes-fenêtres au lieu des fenêtres, nous découpions les allèges, étanchions les endroits où l'on découpait dans la journée et posions dès le lendemain, le tout en présence de l'habitant », se souvient José Monteiro, le conducteur de travaux principal.

Afin de prévenir tout risque d'accident lié à l'opération, deux mois de préparation ont été nécessaires afin de définir des procédures de manutention très précises entre l'ordre de service (10 juin 1997) et le démarrage effectif du chantier (25 août). «Au moindre défaut dans la procédure des modes opératoires, on arrêtait tout et l'on repartait de zéro », témoigne Raynald Lamy, responsable de l'exploitation à la société générale des entreprises Quillery.

Lors de chacune des transformations imaginées par la maîtrise d'oeuvre, les responsables du chantier ont dû faire preuve de cette même rigueur, mais également d'inventivité. Ainsi, pour greffer des balcons là où ils n'existaient pas (jusqu'à R + 7), ils ont imaginé un procédé d'empilage de type « Lego » à l'aide d'une grue, préférable au recours à des plates-formes de travail jugées aléatoires. « Nous avons retenu le principe de raccrocher des piles sur le bâtiment existant avec un système de tables, composées de quatre poteaux et une dalle, préfabriquées sur le site. Des réservations, avec fixation par clavetage, étaient prévues dans la dalle du dessous pour sceller le balcon supérieur, le tout à des hauteurs parfois importantes », explique José Monteiro.

Un vétitable château de cartes

Autre difficulté, le découpage des planchers et des voiles lié aux modifications architecturales, qu'il s'agisse de l'inversion des halls d'entrée au rez-de-chaussée ou des échancrures imaginées au niveau des deux derniers étages (douze F3 transformés en F1). « Pour les halls correspondant anciennement au niveau de deux appartements, nous avons dû enlever les panneaux de façade avec treize étages au-dessus. Un véritable château de cartes. Pour découper les planchers, nous avons mis en place des portiques métalliques qui ont servi de supports à l'étaiement des planchers, sachant qu'on ne pouvait reporter les charges du plancher haut vers le plancher bas », commente Raynald Lamy.

Les locaux machinerie et les cages d'ascenseur ont été relevés d'un niveau afin que l'ascenseur puisse accéder au quinzième étage. La dalle de la machinerie a été rehaussée et a servi de support d'étaiement pour les quatorze autres niveaux. Enfin, pour la création de toitures inexistantes auparavant (la tour « Pic rouge » est désormais surmontée d'un pic métallique de type paratonnerre culminant à 62 m), il a fallu mettre en place, à 45 m de hauteur, un socle pour charpente métallique, avec obligation de découper l'étanchéité existante et création d'une étanchéité provisoire Au total, pour ces deux premières tours, la partie gros oeuvre a nécessité quatre mois de travail, soit environ 10 000 heures, avec 17 salariés en période de pointe. «Au-delà de la présence des habitants, une autre grande difficulté a été d'opérer alors que toutes les fonctions de l'immeuble devaient rester opérationnelles, qu'il s'agisse des ventilations ou des ascenseurs, l'un fonctionnant quand on travaillait sur l'autre » , résume Raynald Lamy.

PHOTO : Des toitures inexistantes auparavant sont surmontées d'un pic métallique (à gauche). Des balcons «greffés» sur les façades jusqu'à R+7 ont été ajoutés (à droite).

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