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Le Grand prix national de l’ingénierie attribué aux concepteurs de la gare Eole du Cnit-La Défense
La gare Cnit-La Défense représentera un immense volume de 108 m de long, 33 m de large et 15 m de haut

Le Grand prix national de l’ingénierie attribué aux concepteurs de la gare Eole du Cnit-La Défense

 Julie Nicolas |  le 24/10/2019  |  Grand Prix de l’ingénierie IngénierieInfrastructuresChantiersDéveloppement durable

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Cette 13e édition du Grand Prix National de l'Ingénierie récompense les équipes de Setec TPI, Setec Terrasol, Anteagroup, Arep et l'agence Duthilleul pour la conception de la gare Cnit-La Défense à Puteaux (Hauts-de-Seine). L'immense volume de cet ouvrage situé dans l'emprise du Cnit représente l'un des défis majeurs du chantier. 

L’édition 2019 du Grand Prix national de l’ingénierie a été remportée par Setec TPI, Setec Terrasol, Duthilleul, Arep et Anteagroup pour la gare Cnit-La Défense.

L’ouvrage enterré et situé sous le Cnit à Puteaux (Hauts-de-Seine) marque le début du prolongement de la ligne du RER E (Eole) vers l’ouest parisien. C’est une « gare-cathédrale » qui est actuellement en cours de réalisation dans une zone où passent chaque jour 50 000 personnes. Le volume de 15 m de haut mesure 108 m de long sur 33 m de large.

Pour l’instant, les travaux débutés en 2016, visent à consolider les ouvrages existants, en particulier les poteaux des parkings souterrains, afin de créer l’immense dalle qui formera le toit de la gare. « Dans un environnement aussi contraint que La Défense, nous devions prendre en compte de multiples exigences, dont le maintien des activités en surface et la technicité du projet. Les travaux ne pouvaient donc être effectués que grâce à d’importantes reprises en sous-œuvre », résume Michel Pré, directeur du projet chez Setec TPI.

Cette étape de consolidation doit se prolonger jusqu’en 2020. Une fois l’épaisse dalle de couverture réalisée, l’excavation proprement dite pourra débuter. Il s’agira alors d’évacuer 200 000 m3 de terres. Un volume phénoménal qui nécessitera une logistique particulière afin de pouvoir livrer cette gare en 2022.

Prix construction et aménagement pour Artelia

Le prix Construction et aménagement revient aux équipes d’Artelia pour la restructuration de l’échangeur du quai d’Ivry (Val-de-Marne). Le projet, aujourd’hui achevé, a consisté à dévier provisoirement le périphérique et ses huit voies de circulation, pour reconstruire un quartier durable, qui favorise les mobilités douces sous le périphérique et créé un nouveau lien entre Paris et Ivry. Le chantier a donné lieu à plusieurs innovations comme la mise en œuvre de parois clouées de grande hauteur réalisées dans le remblai du périphérique, ou encore la réalisation de parois moulées avec contrefort à seulement 1,50 m de la circulation routière. Ce pari a été imaginé à l’origine par les architectes Yves Lion Associés et Marc Mimram, sous maîtrise d’ouvrage de la Semapa.

Améliorer l’entretien des réseaux d’eau potable grâce à l’intelligence artificielle

Une nouvelle catégorie a fait son entrée dans le palmarès cette année. Il s’agit du prix Territoires et innovations, qui a été décerné aux équipes d’Altereo pour leur système d’intelligence artificielle HpO.

Le dispositif vise à repérer les fuites d’eau sur le réseau estimées à 1 milliard de m3 d’eau chaque année. Il utilise l’archivage des défaillances enregistré par les agents lors des réparations. Sur cette base et grâce au machine learning, le logiciel croise les informations relatives aux caractéristiques du réseau, à son environnement et aux défaillances des différentes catégories d’objets (canalisations, branchements, vannes, etc.).

Cette analyse permet de cibler les éléments présentant le plus de risques de défaillance. Un résultat pour orienter la recherche de fuites et de hiérarchiser les opérations de renouvellement des réseaux de façon plus efficace. Ce service d’ingénierie est déjà utilisé par Chartes Métropole Eau, Nouméa et en Namibie.

Créé en 2006, le Grand Prix National de l’Ingénierie récompense chaque année des équipes ayant concouru à la conception, soit d’un produit soit d’un projet remarquable dans le domaine de l’industrie ou de la construction. Le concours est conçu et réalisé par Syntec-Ingénierie, la fédération professionnelle de l’ingénierie, en partenariat avec le ministère de la Transition écologique et solidaire, la Direction générale des entreprises (DGE) du ministère de l'Économie et des Finances. Le Moniteur est également associé.

Prix de l’ingénierie du futur : une oasis urbaine au sein du désert récompensée


Le jury des Prix de l’ingénierie du futur s’est réuni jeudi 24 octobre pour décerner deux prix aux étudiants en école d’ingénieur qui devaient cette année plancher sur le thème : « Envie d’agir pour la planète ? Inventez des solutions technologiques qui répondent à l’urgence climatique ! ».


Dans la catégorie « Espoir », c’est le projet d’oasis urbaine porté par Nicolas Agache, Mélissa Lefevre et Arnold Fotso qui a su remporter l’adhésion du jury.
Le concept consiste à récupérer l’eau contenue dans l’air du désert grâce à un condenseur alimenté par des panneaux photovoltaïques. L’eau contenue dans l’air ambiant (à hauteur de 30 % dans les zones qui s’étendent jusqu’à 200 km des côtes) est ensuite stockée dans des citernes d’une capacité de 9000 l. Elle sert ensuite à alimenter des quartiers et à créer un cordon végétal pour limiter l’expansion du désert. « Le projet doit être perfectionné pour utiliser des matériaux locaux et être aussi low-tech que possible », a précisé Nicolas Agache lors de son audition.

Dans la catégorie « Talents », c’est l’équipe des « Innov’Arts » qui a remporté le trophée pour leur projet de plaques vibrantes piézoélectriques, qui transforment l’énergie sonore en électricité. Leurs « patchs » utilisent la déformation effectuée par l’onde sonore pour produire un courant électrique. Ce dispositif pourrait être mis en place le long des pistes des aéroports ou dans toutes les zones où le trafic génère beaucoup de bruit, comme les voies ferrées ou le périphérique parisien.

Enfin, le vote du public récompense le projet « Smart green village » pensé pour les villages africains. Le concept repose sur la création d’un tricycle équipé d’un toit photovoltaïque dont l’énergie pourra alimenter un compartiment froid où stocker denrées périssables, mais aussi médicaments ou vaccins.

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