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« Le Grand Paris prendra idéalement le relais des grands projets de LGV »

Propos recueillis par Julien Beideler et Thaïs Brouck |  le 17/05/2013  |  EvénementTransportsGrand ParisBâtimentLandes

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Nicolas Jachiet, P-DG du groupe d’ingénierie Egis -

Après l’intégration de Iosis, Egis poursuit sa croissance malgré une conjoncture morose. En France, son P-DG, Nicolas Jachiet, mise notamment sur les projets d’infrastructures de transport.

Comment se porte Egis ?

La croissance s’est poursuivie en 2012, mais à un rythme moins soutenu que les années passées. Le chiffre d’affaires a progressé de 4,5 %, à 897 millions d’euros. C’est un résultat tout à fait satisfaisant dans le contexte de ralentissement du marché en France. A l’étranger, où nous réalisons la moitié de notre chiffre d’affaires, c’est différent. Nous avons des projets dans plus de 100 pays, et l’activité dépend plus des opportunités d’affaires que de la conjoncture, d’ailleurs plutôt favorable à nos métiers dans les pays émergents.

Comment jugez-vous le marché français des infrastructures ?

Le marché des infrastructures s’est plutôt bien tenu malgré la mauvaise situation des finances publiques. Les grands projets, les tramways et les bus à haut niveau de service (BHNS) ont soutenu notre activité. Plus surprenant, l’ingénierie routière a aussi été dynamique. Nous avons, par exemple, travaillé sur l’autoroute A 63 dans les Landes ainsi que sur des marchés avec les départements. Pour autant, la part de l’activité routes reflue d’année en année. Au niveau mondial, cela reste notre premier secteur d’activité, avec 22 % du chiffre d’affaires.

Le 3e appel à projets pour les transports en commun en site propre n’a-t-il pas été lancé trop tard au regard des élections municipales de 2014 ?

Je ne me prononce pas sur le calendrier. Ce qui est sûr, c’est qu’il fallait le lancer car, sans le soutien de l’Etat, les collectivités hésitent à avancer. Et il y a des besoins dans les agglomérations, notamment pour répondre aux défis de la transition énergétique. Le lancement des projets de transport du Grand Paris ne doit pas occulter la province.

Le Grand Paris est justement un sujet sur lequel vous fondez de gros espoirs…

Nous avons beaucoup travaillé sur la phase des études préliminaires. Désormais nous nous concentrons sur les appels d’offres pour la maîtrise d’œuvre. Après, que le meilleur gagne ! Il faut rappeler qu’en termes d’ingénierie, les trois lots infrastructure (deux pour la ligne 15 et un pour la ligne 16) et les deux lots systèmes, représentent près de 500 millions d’euros. Et cela n’inclut ni le prolongement souterrain du RER E de Saint-Lazare à la Défense (Eole), ni les tramways, sur lesquels nous travaillons actuellement.
Nous avons aussi aidé la Société du Grand Paris au choix de l’architecte pour les gares. Et, en tout cas, la reconfiguration du projet par le gouvernement n’a pas remis en cause les appels d’offres qui ont été lancés. C’est très important. Et le Grand Paris arrive à point nommé pour prendre le relais des grands projets de LGV avec une évolution des compétences des personnels concernés.

Comment se porte le bâtiment en France ?

Le marché n’est pas très dynamique. Il y a toujours des opérations qui sortent. C’est un peu plus lent pour des raisons de financement et de procédures. Les mesures gouvernementales visant à accélérer les procédures vont dans le bon sens.

La tension sur les honoraires est-elle toujours aussi importante ?

Cela fait des années que nous le disons et c’est ce que nous constatons. D’ailleurs, il y a certaines opérations auxquelles nous ne nous intéressons plus. Notamment celles dont les prix ne nous permettent pas d’apporter la qualité requise. Nous ne voulons pas y associer le nom d’Egis.

Votre objectif d’atteindre 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2015 est-il toujours d’actualité ?

Nous sommes sur la bonne trajectoire même si ce n’est pas un objectif à tout prix. Nous sommes désormais dans la catégorie, à l’international, des One billion dollars companies. C’est important. Nous y sommes les seuls Français dans nos métiers, classés dans les 10 premières entreprises européennes et les 20 premières mondiales.

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PHOTO - 724221.BR.jpg - © Cyrille Dupont

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