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Le Grand Paris des écrivains 8/10 : «Le Père-Lachaise»
Le Père-Lachaise, par Camille Laurens - © Pavillon de l'Arsenal/Stefan Cornic

Le Grand Paris des écrivains 8/10 : «Le Père-Lachaise»

Service Architecture & Urbanisme |  le 25/11/2021  |  CulturePavillon de l'ArsenalParis

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Pavillon de l'Arsenal
Paris
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Pour la deuxième saison de cette manifestation, le Pavillon de l’Arsenal (Paris IVe) propose dix nouveaux films courts d'écrivains, réalisés par Stefan Cornic, entre documentaires, fictions et poésie. Cette semaine : «Le Père-Lachaise», par Camille Laurens…

«J'habite en face du Père-Lachaise, à hauteur d'arbres. L'hiver, les branches nues laissent voir la multitude des tombes grises ou parfois couvertes de neige, c'est très beau, même si on pense alors, fugitivement, au froid qui prend les corps.
Dès que le printemps arrive, les feuilles cachent entièrement le cimetière et soudain, changement de décor, je donne sur une forêt. Alors il n'y a pas plus vivant que le Père-Lachaise : les oiseaux se répondent, les chats essaient de les attraper, des chauves-souris et même des renards mènent la vie des bois, des corolles de couleur font pâlir les couronnes en plastique, et comme dit le poète, «le don de vivre a passé dans les fleurs».
Le cimetière du Père-Lachaise, c'est comme la mort : c'est la porte à côté, et en même temps c'est un autre monde.  Quand je vais m'y promener, j'ai l'impression de quitter Paris pour une autre ville. Oui, Le Père-Lachaise est une ville, elle a ses monuments et ses ruines, ses édifices élevés à la gloire ou à l'orgueil - mausolées néo-classiques, caveaux haussmanniens, statues mangées de vert-de-gris ou lustrées par les caresses -, et puis ses tombes discrètes ou déglinguées comme des logements sociaux, ses petites allées ombreuses et ses grandes avenues passantes. Il y a du monde au Père-Lachaise, et pas seulement souterrain. Quand il fait beau, on y pique-nique, on y tape le carton ou la conversation, c'est le dernier salon où l'on cause. Il paraît même qu'à l'abri des chapelles, il se passe des choses à faire rougir les morts. […]» Camille Laurens

Dans «Le Père-Lachaise», Camille Laurens évoque son rapport intime au célèbre cimetière du XXe arrondissement de Paris qui s’étend sous ses fenêtres.
 

Camille Laurens est écrivaine, autrice d’essais, de pièces de théâtre et de romans, notamment «Index» (P.O.L, 1991), «Romance» (P.O.L, 1992), «Dans ces bras-là» (P.O.L, 2000, prix Femina et prix Renaudot des lycéens), «Celle que vous croyez» (Gallimard, 2016) adapté au cinéma par Safy Nebbou et «Fille» (Gallimard, 2020).

La semaine prochaine : «On ne pouvait pas [sa]voir», par Jean-Charles Massera…

Films co-produits par Le Pavillon de l'Arsenal et Année Zéro.

Commentaires

Le Grand Paris des écrivains 8/10 : «Le Père-Lachaise»

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regrets éternels

25/11/2021 17h:15

Si le monument que j'ai conçu sur la tombe du professeur Puters retenait votre attention, j'en serais fort heureux. Jean EnglebertRegrets éternels(11 minutes, 23 s) LEM-ULg 383 722 31 https://vimeo.com/38372231

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