Paysage

Le golf de la Côte d’Albâtre ressuscite le Clos Masure

Mots clés : Etat et collectivités locales - Sport

La qualité technique d’un golf n’implique pas la standardisation des paysages. La communauté de communes de la Côte d’Albâtre le démontre après 20 ans de gestation et 8 millions d’euros d’investissement, sur l’équipement livré fin 2017 à Ocqueville et Saint-Riquier-ès-Plains (Seine-Maritime).

Pour concevoir son premier golf, l’agence d’architecture et de paysage HYL a d’abord cherché à mettre en valeur les trois composantes clés du paysage du pays de Cau : plateau, forêt et vallée. La coopération du mandataire de la maîtrise d’œuvre avec le spécialiste des golfs Alain Prat garantit l’articulation entre les deux clés du projet : la satisfaction des joueurs invités à se déployer sur 65 hectares, tout au long des 18 trous auxquels s’ajoutent les 9 trous du parcours compact et du Pitch & Putt ; l’ambition touristique de la communauté de communes de la Côte d’Albâtre, maître d’ouvrage de l’aménagement qui couvre une surface totale de 103 hectares.

 

Manifeste territorial

« Entre Dieppe et Etretat, la collectivité ambitionne de rejoindre les destinations les plus attractives pour les golfeurs normands », décrypte l’architecte Arnaud Yver (qui donne son Y à HYL, à côté du H de la paysagiste Pascale Hannetel). L’insertion de l’équipement sportif dans le territoire a conduit les mandataires à penser leur projet dans la continuité de la zone d’activités tertiaire voisine. Sur le plateau, la pièce d’eau centrale illustre la recherche de la multifonctionnalité et de l’économie : l’arrosage, la sécurité incendie et l’évocation des étangs du pays de Cau convergent dans le réservoir et la roselière, alimentés par un réseau de noues et fossés.

En contrepied au remembrement et à l’agriculture intensive qui ont mis à mal le patrimoine paysager et lessivé les sols, le golf réinterprète le parcellaire des traditionnels clos masure, tout en régulant les écoulements pluviaux. A cinq mois de la première Ryder Cup accueillie en France, l’équipement normand contribue à la transition écologique d’un sport longtemps décrié pour sa gourmandise en eau et en intrants : un thème à découvrir sur 7 pages, dans le dossier du prochain numéro de Paysage Actualités, à paraître mi-mai.

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