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Le gazon made in France, l’autre vainqueur du mondial
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Le gazon made in France, l’autre vainqueur du mondial

Laurent miguet |  le 19/07/2018  |  foot

Un vainqueur français du Mondial est passé inaperçu parmi les fans de foot : Christophe Galbrun, sélectionneur chez DLF France, industriel des semences de gazon … « Notre DD à nous », s’enorgueillit la filiale du groupe danois, basée aux Alleuds, près d’Angers.

 

Pour DLF France, le mondial russe qui vient de s'achever avait commencé dès 2016, avec le démarrage des tests de ray-grass anglais tétraploïdes sur les pelouses du pays. Mais le succès commercial repose sur un cycle bien plus long : « 15 ans de patience et d’abnégation séparent les premiers tests des autorisations de mise sur le marché », rappelle Jean-Marc Lecourt, directeur adjoint de DLF France.

Inventeur du gazon anglais tétraploïde choisi par la Russie en raison de son adaptation à des conditions climatiques extrêmes, Christophe Galburn continue à sélectionner les variétés de futures compétitions sportives internationales, à partir des parcelles expérimentales exploitées par DLF France aux Alleuds (Maine-et-Loire). « Mais il n’est pas sûr de voir ses nouvelles créations sur le terrain », souligne Jean-Marc Lecourt.

 

Substrats français pour ovalie japonaise

 

La mise au point des variétés utilisées sur le mondial s’est appuyée sur la capitalisation du savoir-faire des spécialistes du fourrage. Le sélectionneur a cherché à diminuer la température du zéro végétatif de 7 à 5°C, puis jusqu’à 3°C, pour favoriser la germination en périodes froides. De nombreux clubs de foot français de ligues 1 et 2 ont prouvé, au cours des dernières années, la résistance des ray-grass anglais tétraploïdes aux piétinements.

Avec huit stades sur 12 répartis de l’Est à l’ouest du pays, le mondial russe restera une référence majeure pour la filiale française du groupe danois. Les conditions caniculaires n’ont pas affecté les terrains. DLF France souligne la part importante des substrats hybrides, parmi les supports des pelouses concernées. Face au néerlandais Desso International qui domine cette nouvelle famille de terrains en pleine expansion grâce à l’association de fibres naturelles et synthétiques, le Français Natural Grass n’a pas cherché à placer ses propres substrats connus sous la marque AirFibr : « Le contexte géopolitique complexe nous a décidés à ne pas chercher les marchés du mondial russe », précise une porte-parole de l’entreprise. Natural Grass se concentre sur un autre mondial : la coupe du monde de rugby, qui se jouera l’an prochain au Japon.

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