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Le dojo Kûki cultive sa paix intérieure
Les façades extérieures ont été réalisées en béton préfabriqué - © PHOTOS : ADRIEN COURT

Le dojo Kûki cultive sa paix intérieure

Fabrice d'Orso |  le 18/01/2019  |  Seine-Saint-DenisArchitectureEquipement sportifZincBéton blanc

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Dédié aux arts martiaux, cet îlot de sérénité a pris racine dans un quartier en renouvellement urbain d'Epinay-sur-Seine.

 

Le dojo Kûki est un berceau pour de futurs Teddy Riner.

Livré en juillet 2018 à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), le bâtiment a été pensé par Adrien Court, architecte de l'agence Nomade, pour sublimer la pratique des arts martiaux (judo, muaythaï) et de la boxe française : « Je n'avais pas spécialement de références japonaises, mais cette forme évoquant un temple s'est vite imposée, explique-t-il.

L'équipement devait répondre à un besoin local mais aussi s'inscrire dans une échelle plus vaste et contribuer au rayonnement régional de la ville. » Avec son enveloppe de béton blanc teinté dans la masse et son toit en mouvements de zinc bleuté, le dojo ressemble à un origami délicatement posé dans l'espace urbain. La couverture a d'ailleurs fait l'objet d'un soin particulier, les habitants des tours voisines ayant dessus une vue plongeante. Surtout, il tient compte de l'environnement singulier du quartier en rénovation urbaine d'Orgemont : le grand parc entouré de barres et de tours d'habitation massives et une situation à la croisée d'un nouveau mail piéton reliant le quartier au tramway et au centre-ville créent une alternance de pleins et de vides, de minéral et de végétal.

Jardin de contemplation. Cet équilibre est répercuté dans la forme même du nouveau bâtiment de 750 m² SU : un simple carré enchâssant un jardin central. Volontairement peu ouvert sur l'extérieur, il répond aux impératifs de sécurité tout en préservant l'intimité des pratiquants. Les espaces intérieurs s'ouvrent ainsi généreusement sur le jardin de contemplation - ou kanshoniwa - planté d'érables et de pins mugo. Les quatre sections du programme s'articulent autour de ce patio : l'accueil, les deux dojos de 130 et 135 m² dédiés aux sports de combat, les bureaux et les locaux techniques.

Ces espaces sont délimités par des prémurs en béton gris lasuré portant une charpente en bois lamellé-collé qui fait à nouveau écho à l'architecture nippone. Leur hauteur varie selon les espaces : de 3 m pour les locaux techniques à 5 m pour les salles de sport, qui bénéficient ainsi d'une belle volumétrie. La surélévation qui signale l'entrée réinterpréte, quant à elle, les temples traditionnels tout en créant un puits de lumière Esthétique et inspirant, cet équipement se veut aussi pratique, avec un astucieux système de circulation : dès qu'ils se sont changés, boxeurs et judokas empruntent un couloir « pieds propres », avant d'accéder aux tatamis d'un élégant gris anthracite souligné de jaune.

Par ailleurs, l'agence Nomade n'a pas oublié que les principaux bénéficiaires sont des enfants : des pictogrammes minimalistes et l'emploi de mots japonais (accompagnés de leur traduction) rendent plus ludique le parcours qui mène aux tatamis. « Dès les premières esquisses, nous avons associé les pratiquants à notre réflexion, explique Adrien Court. Lors de la visite de chantier organisée au printemps dernier, ils ont apprécié l'ambiance générale du dojo. Le terme Kûki renvoie d'ailleurs à cette idée d'atmosphère qui se dégage d'un lieu. »

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Les salles de pratique s’ouvrent largement sur le patio. - © PHOTOS : ADRIEN COURT
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Le dojo compte deux jardins : le premier, dit « zen » ou « karesansui », marque son entrée et le second, dit « de contemplation » ou « kanshoniwa », occupe son centre - © NOMADE ARCHITECTES
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Apparente dans le patio, la charpente en bois crée une coursive à l’allure toute japonisante. - © PHOTOS : ADRIEN COURT

Maîtrise d'ouvrage : Ville d'Epinay-sur-Seine ; SPL Plaine Commune Développement (maîtrise d'ouvrage déléguée).

Maîtrise d'œuvre : Nomade (architecte) ; Nox Ingénierie (BET).

Principales entreprises : Bonnevie (gros œuvre, jardins), UTB (bardage en bois, couverture en zinc), Billiet Menuiserie (murs-rideaux en bois).

Surface : 750 m² SU.

Coût des travaux : 1,91 M€ HT.

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