Recherche & développement

« Le CSTB n’a peut-être pas toujours fait l’effort de rendre accessibles ses travaux de R&D aux acteurs de la construction », Etienne Crépon, président du CSTB

Le président du CSTB a répondu sans détour aux questions des lecteurs des Cahiers techniques du bâtiment…

Vous positionnez le CSTB comme vecteur d’innovation. En quoi l’est-il vraiment ?

Nous avons parmi nos missions celle d’organisme de recherche dédié au secteur de la construction, pour laquelle nous nous appuyons sur de nombreux chercheurs et experts et sur des partenariats avec d’autres organismes de recherche français ou étrangers. Ces travaux de recherche pluridisciplinaires sont effectués soit en compte propre par le CSTB soit dans le cadre de contrats de recherche avec des acteurs publics et privés.

 

Cela n’est pas forcément visible par les acteurs de la construction…

Le CSTB n’a peut-être, pendant un temps, pas fait l’effort de rendre accessibles ces travaux de R&D aux acteurs de la construction. Nous progressons aujourd’hui en les rendant plus accessibles, comme ceux portant sur des logiciels et des moteurs de calculs de simulation acoustique ou énergétique. Nous avons également travaillé sur le numérique à l’échelle du bâtiment ou du quartier en accompagnant des grands aménageurs, des maîtres d’ouvrage, dont le ministère de la Défense, qui a d’ailleurs reçu un BIM d’Or. Plus récemment, le CSTB a ouvert le CSTB’Lab un incubateur de start-up du numérique dans le bâtiment. Les entreprises retenues (une dizaine à ce jour) bénéficient de l’appui d’un parrain et ont accès aux travaux de recherche du CSTB ainsi qu’à ses bases de données.


Il vous est reproché de ne pas être assez réactif dans l’accompagnement de l’innovation en termes de délais et de coûts des avis techniques…

Dans la plupart des pays développés, un ou plusieurs organismes sont chargés d’évaluer l’aptitude à l’emploi des produits de construction innovants. En France, cette mission a été confiée à la commission chargée de formuler les avis techniques, la CCFAT, dont le CSTB assure le secrétariat. Tant en termes de délai que de coûts, nous sommes aujourd’hui un des organismes les plus performants sur la scène internationale. Pour y parvenir, la procédure d’avis technique a été revue ces dernières années : nous avons diminué le prix d’entrée de 10 % et mis en place un pack pour les actualisations d’avis techniques (extensions de domaines ou des restrictions). Quant aux délais d’avis technique, ils sont aujourd’hui de sept mois et demi en moyenne, là ou certains organismes européens mettent près de deux ans.

 

Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur le site des Cahiers techniques du bâtiment

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Les articles les plus lus
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X