Le CSCEE demande un report de l’entrée en vigueur de la RE 2020
Thierry Repentin, président du CSCEE. - © © Bruno Levy/Le Moniteur

Le CSCEE demande un report de l’entrée en vigueur de la RE 2020

S.V. |  le 17/05/2019  |  Immobilier résidentielLogementCSCEEVie du BTPTechnique

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Le Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique a effectué un premier bilan de la concertation sur la future réglementation environnementale des bâtiments, et doute que tout soit finalisé dans les temps.

Alors que la future réglementation environnementale doit être votée en 2020, le bureau du Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (CSCEE) demande au gouvernement le report de son entrée en vigueur à une date ultérieure.

« Confondre vitesse et précipitation conduirait à une réglementation inapplicable et inefficace alors que l’urgence climatique nous impose de réussir la RE2020 », signale Thierry Repentin, le président de l’organisme, dans un communiqué publié le 17 mai. Cette conclusion a été réalisée à l’issue d’une réunion qui s’est tenue le 14 mai pour effectuer un premier bilan de la concertation sur la RE2020, dont l’application doit entrer en vigueur en 2020, selon la loi Elan.

Prendre en compte le « contenu carbone »

L’organisation insiste sur la nécessité, pour tous les acteurs du secteur, de prendre le temps nécessaire pour passer en revue l’ensemble des aspects techniques. Car pour les professionnels de la construction, la future réglementation les oblige à repenser complètement leur manière de travailler.

« Actuellement, la performance environnementale d’un bâtiment neuf est définie par la seule consommation énergétique », observe Thierry Repentin. La loi Elan prévoit que soit pris en compte le « contenu carbone », c’est-à-dire les émissions de gaz à effet de serre émise liées à la fabrication des matériaux, mais également à la construction, l’exploitation et la destruction du bâtiment.

Prolonger l’expérimentation E+C-

« Cette nouvelle approche aura des impacts sur le choix des produits de construction (matériaux et équipements), leur provenance, leur recyclage, et sur le type d’énergie utilisée (gaz, électricité, énergies renouvelables, …) », rappelle le président du CSCEE.

L’avis rendu par le Conseil supérieur de la construction est représentatif de celui de la profession. Déjà, certaines organisations du secteur s’étaient exprimées sur la question, comme la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) qui demandait à prolonger l’expérimentation E+C-. « L’urgence n’est donc pas telle que nous ne puissions prendre six mois de plus pour expérimenter davantage et éclairer nos choix, s’était exclamé sa présidente, Alexandra François-Cuxac, dans Le Moniteur. A défaut nous courons deux risques : manquer l’opportunité de faire de cette RE 2020 un vrai levier de changement, et faire sans la savoir des choix dommageables sur le plan économique. »

Commentaires

Le CSCEE demande un report de l’entrée en vigueur de la RE 2020

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Frédéric Marçais

20/05/2019 11h:38

Dans le cadre de l'urgence climatique, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. La performance énergétique des bâtiments depuis 2012 est déjà d'un niveau très élevé. Une approche systémique serait souhaitable sur l'ensemble des incidences qui résultent des choix qui sont faits actuellement. Par exemple sur l'avantage que procurent les énergies renouvelables non pilotables dans le système électrique français. D'autre part, il faut veiller à bien analyser les énergies grises utilisées pour la fabrication de certains produits et le contenu carbone que cela représente ! Utiliser l'électricité chinoise très carbonée, car issue majoritairement du charbon pour fabriquer des capteurs photovoltaïques est contre-productif. Autre paramètre essentiel, quel est le coût d'investissement par tonne de C0² évité? N'oublions pas que le renouvellement du parc urbain est extrêmement faible et le renchérir pourrait s'avérer préjudiciables au renouvellement du parc urbain existant .Il me semblerait plus opportun de s'attaquer à la rénovation des passoires thermiques par une isolation par l'extérieur de ces bâtiments et l'installation de pompes à chaleur permettant immédiatement de sortir des fossiles, fuel et gaz et d'utiliser les énergies renouvelables locales par l'utilisation de PAC.

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