En direct

Le couvent des Jacobins à Toulouse armé pour le XXIe siècle

Christiane Wanaverbecq (Bureau de Toulouse du Moniteur) |  le 04/06/2015  |  ArchitectureTechniqueBâtimentHaute-Garonne

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Architecture
Réalisations
Technique
Bâtiment
Haute-Garonne
Valider

Le monument le plus emblématique de la ville rose a fait l’objet d’importants travaux de mise à niveau et de restauration. Pour fêter la fin d’un chantier de quatre ans, l’ensemble conventuel accueillera différentes manifestations du 4 au 7 juin.

Le couvent des Jacobins a fait l’objet, depuis 2011, d’importants travaux afin de redonner toute sa splendeur à ce joyau de l’art médiéval, maison mère de l’Ordre des Dominicains, fondé au XIIIe siècle pour lutter contre le catharisme. A Toulouse, ce 4 juin, en présence de Maurice Prin, conservateur honoraire du couvent des Jacobins, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, a inauguré le parcours d’interprétation multimédia et les lieux restaurés à l’occasion de cette dernière campagne de travaux d’une durée de quatre ans.

Palmier des Jacobins

Témoin de la vie d’un ordre mendiant et de l’art de bâtir dans le midi de la France au XIIIe et XIVe siècles, l’ensemble conventuel comprend une église, un cloître, un réfectoire, une chapelle funéraire, dite de Saint-Antonin, et une salle capitulaire. Dans cette construction totalement réalisée en briques, le contraste est spectaculaire entre l’aspect massif de l’extérieur et la légèreté de l’architecture intérieure. Ainsi, dans l’église, une double nef est séparée par d’immenses colonnes, d’où jaillissent des voûtes d’ogives en étoile qui se terminent par le rayonnement des nervures du gigantesque et célèbre «palmier des Jacobins».

Standards du XXIe siècle

Gravement altéré par les armées napoléoniennes, le monument a fait l’objet de plusieurs restaurations. La dernière campagne qui vient de s’achever vise à stopper à nouveau les dégradations, à assurer une meilleure conservation, mais aussi à accueillir les visiteurs selon les standards du XXIe siècle. Les travaux ont ainsi consisté à revoir les réseaux, la charpente et l’éclairage, ainsi qu’à restaurer les peintures murales et le mobilier. Ils ont permis aussi l’aménagement d’un accueil moderne et d’une boutique dans la sacristie. Sa voûte, intégralement ruinée, a été refaite en bois pour l’inscrire dans la modernité avec le parti pris de conserver les arrêtes et les nervures d’inspiration gothique.

Mise en lumière homogène

«En matière d’éclairage, nous avons adopté le principe d’un éclairage discret pour conserver les jeux de lumière naturelle du site», précise Marie Bonnabel, conservatrice à la Ville de Toulouse. L’éclairagiste René Stinville a ainsi imaginé une mise en lumière homogène bannissant les spots. Un nuage de led éclaire, par exemple, tout le pourtour du jardin et du cloître. Dans l’église, l’éclairage sert à mettre en valeur les vitraux et les chapelles latérales.

Pour fêter l’événement, la ville de Toulouse, propriétaire de l’ensemble conventuel classé monument historique depuis 1840, l’ouvre gratuitement au grand public du 4 au 7 juin. Durant ces quatre jours, des manifestations culturelles permettront de leur révéler de jour, mais aussi de nuit, les splendeurs et les secrets de cet édifice de briques, à l’heure où Toulouse célèbre les 800 ans de la création de l’ordre des Dominicains dont le couvent des Jacobins est le berceau.

Maîtrise d’ouvrage:

Ville de Toulouse, Domaine "Grand projets" / Génie de l’habitat / Direction "Bâtiments et énergies"

Direction du couvent des Jacobins

Direction régionale des affaires culturelles (Drac) en contrôle scientifique

Maîtrise d’œuvre:

Bernard Voinchet, architecte en chef des monuments historiques et inspecteur des monuments historiques; Yves Le Douarin (économiste); Yacoub Moussaceb (bureau d’études Betem); Jérôme Pradel (Betem); René Stinville (mise en lumière); Socotec (CSPS); Qualiconsult (bureau de contrôle).

Entreprises:

Bourdarios (gros œuvre); Gallay (charpente); Atelier Férignac SA (menuisiers); Atelier d’Autan (décors en peinture); Socorem (électricité); Pacal Battut (menuisier).

Coût:

4,8 millions d’euros.

Commentaires

Le couvent des Jacobins à Toulouse armé pour le XXIe siècle

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

AMC n°261 - Spécial Intérieurs 2017

AMC n°261 - Spécial Intérieurs 2017

Date de parution : 07/2017

Voir

Nouvelles architectures en métal

Nouvelles architectures en métal

Date de parution : 11/2016

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur