Culture

Le Corbusier au Musée Soulages

Mots clés : Architecte - Manifestations culturelles - Musées - galerie

Dans une exposition rétrospective et introspective, Le Corbusier s’expose au Musée Soulages de Rodez jusqu’au 20 mai prochain.

«Si vous voulez comprendre mon architecture, regardez mes travaux plastiques» disait Le Corbusier (1887-1964). Avec cette nouvelle exposition intitulée «L’atelier de la recherche patiente: un métier», le Musée Soulages de Rodez (Aveyron) donne des clés pour apprécier l’œuvre de l’architecte, peintre et de sculpteur à ses heures, jusqu’au 20 mai prochain.

«Ses toiles, ses sculptures et ses dessins étaient un laboratoire de formes pour son architecture», explique l’architecte Jacques Sbriglio, commissaire et scénographe. Avec Aurore Méchain, ancienne directrice adjointe du Musée, ils ont mis en scène 130 pièces tirées des collections de la Fondation Le Corbusier (sauf une toile provenant des réserves du Centre Pompidou).

Le livre testamentaire de Le Corbusier «L’atelier de la recherche patiente» sert de fil conducteur. Dans cet ouvrage à la fois rétrospectif et introspectif publié en 1960, et réédité en 2015, Corbu se penche sur sa production plastique foisonnante. L’architecte autodidacte voulait devenir artiste peintre, mais avait dû renoncer, en partie à cause d’une cécité précoce à l’œil gauche.

 

Du purisme au brutalisme

 

Au commencement se trouve son tableau intitulé La Cheminée (1918) fondateur du mythe de l’architecte. Il y peint une «émanation des paysages de Grèce: espace et lumière», des notions et des lignes épurées fondamentales à sa poétique. Puis le découpage de l’exposition est chronologique. La visite débute sur la période puriste quand Charles-Edouard Jeanneret signe de son vrai nom avant de choisir pour pseudonyme Le Corbusier (1920-1928). Elle se poursuit sur celle des «objets à réactions poétiques» (1928-1939) et s’achève sur la période brutaliste (1940-1960).

 

 

Des maquettes présentent ses réalisations architecturales majeures: le capitole de Chandigarh (Inde), qui symbolisa l’accession du pays à la modernité; la Villa Savoye (Poissy), icône du mouvement moderne; et l’Unité d’habitation de la Cité radieuse (Marseille), comme prototype majeur d’un nouveau modèle de logement basé sur l’équilibre entre l’individuel et le collectif.

Ces sites ont été reconnus en 2016 au patrimoine mondial par l’Unesco aux côtés du cabanon de Roquebrune comme archétype de la cellule minimum, fondée sur une approche ergonomique et fonctionnaliste; la chapelle Notre-Dame-du-Haut (Ronchamp), pour son approche révolutionnaire de l’architecture religieuse et dont les lignes sculpturales font échos aux cornes des taureaux dont il a peint une série dans les années 1950.

«Pourquoi Le Corbusier est-il devenu une figure internationale de l’Architecture moderne, alors qu’il n’a construit que 70 bâtiments dans le monde ?» interroge Jacques Sbriglio. «C’était un homme de lettre, un écrivain avant tout, cela explique son aura», ajoute le commissaire de l’exposition, qui présente des originaux de maquettes des livres du maître. Un aspect abordé par une autre exposition sur «Le Corbusier, homme de lettres, homme de livres» jusqu’au 25 février à Firminy (Loire).

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X