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Le cimentier Kercim monte en gamme

Jean-Philippe Defawe |  le 17/05/2013  |  Collectivités localesMayenneFrance entière

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On l’attendait sur le segment du lowcost. C’est finalement en misant sur le très haut de gamme que Kercim, le premier producteur de ciment indépendant français compte s’imposer dans un marché dominé par les majors internationales. « A la différence des cimentiers classiques, nous ne sommes pas dépendants de carrières et notre concept industriel nous permet de choisir la qualité de calcaire, de gypse et de clinker dont nous avons besoin », explique Jean-Marc Domange, président de Kercim et spécialiste du secteur pour avoir dirigé Ciments Calcia et le syndicat de l’industrie cimentière (SFIC).

Objectif : la norme NF

Une visite du centre de broyage ultramoderne de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire, confirme cette volonté stratégique, qui passe avant tout par l’obtention de la certification NF. « Le 16 avril, nous avons obtenu la certification CE pour deux de nos ciments et un troisième est en cours. C’est indispensable pour commercialiser nos produits, mais nous visons surtout la norme facultative NF pour février 2014 », indique l’entrepreneur qui compte également disposer « d’un ou deux ciments prise mer ». « Nos produits seront vendus aux prix du marché, mais nous voulons nous distinguer avant tout par la technique, la chimie du clinker, et aider ainsi nos clients producteurs de béton prêt à l’emploi et fabricants de préfabriqués à gagner de l’argent », ajoute-t-il.
Un tiers de la production sera distribué en sacs et, là encore, Kercim joue le haut de gamme et l’innovation avec, notamment, « Mon ciment facile », une ligne destinée aux grandes surfaces de bricolage, qui révolutionne les codes du secteur. « Nous avons mis au point des sacs avec poignée de 35 et 20 kg, blancs, complètement étanches grâce à une fermeture thermosoudée et sur lesquels un flashcode renvoie l’utilisateur à un mode d’emploi sur Internet », détaille Stéphane de l’Hommeau, directeur commercial.
Face à cette offensive industrielle et commerciale les cimentiers classiques enragent et pointent du doigt les risques qui pèsent sur une industrie en sous-production de près de 40 %. En visite à Saint-Nazaire à l’occasion du passage du Train de l’industrie, Pascal Casanova, directeur général de Lafarge France a insisté sur le modèle vertueux de son entreprise : « Nous avons investi plus de 100 millions d’euros dans le Grand Ouest ces cinq dernières années. Notre cimenterie de Saint-Pierre-la-Cour en Mayenne emploie 170 personnes et utilise des pneus comme combustible alternatif offrant une solution aux problèmes de déchets locaux. Nous contribuons à l’économie circulaire d’un territoire. C’est une offre complète qu’une station de broyage n’apporte pas. »

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PHOTO - 724064.BR.jpg - © J.-P. Defawe

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