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Le choix sur le tracé de la LGV PACA renvoyé à l’automne
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Le choix sur le tracé de la LGV PACA renvoyé à l’automne

Pouthier Adrien |  le 11/07/2008  |  Alpes-MaritimesPyrénées-OrientalesBouches-du-RhôneCorse-du-SudAude

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C’est finalement le 3 octobre que Réseau Ferré de France présentera les options retenues pour le tracé de la future LGV PACA.

Initialement prévue le 18 juillet, cette communication a été reportée à la demande de plusieurs élus de l’agglomération marseillaise qui réclament la vérification de certaines études techniques dont les résultats, partiellement communiqués à la presse le 28 avril dernier par le préfet de Région, semblent privilégier un contournement de Marseille et de Toulon. Ce jour là, Michel Sappin avait affirmé que le passage de la ligne à grande vitesse au nord de la phocéenne, au niveau du plateau de l’Arbois où est déjà implantée la gare TGV d’Aix-en-Provence, puis le long de l’autoroute A8, permettrait d’économiser 1,7 milliard d’euros et de gagner 23 minutes sur le trajet Paris-Nice. Argument de poids, puisque Jean-Claude Gaudin (pourtant partisan du tracé dit "des métropoles" qui implique la desserte de Marseille et Toulon intra-muros) avait fini par se rallier "sous conditions" à cette solution. La première de ces conditions étant que RFF apporte la preuve des économies découlant de la solution privilégiée par le représentant de l’Etat.

"Insuffisances, failles et incohérences"
C’est précisément la fiabilité des estimations divulguées par Michel Sappin qui semble être à l’origine du report de la présentation des tracés retenus par l’opérateur ferroviaire. Dans un document réalisé pour le compte de l’Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise (AGAM) le cabinet indépendant GM Consultant dénonce les bases "infondées" sur lesquelles Egis-Rail, le bureau d’études choisi par RFF, aurait établi ses conclusions. On y lit notamment que la comparaison des tracés "élude" certains investissements, que "des insuffisances inacceptables" caractérisent les scénarios de la famille Côte d’Azur, ou encore que "des failles et des incohérences très anormales" apparaissent dans l’établissement de ces tracés. GM Consultant affirme notamment "qu’une quinzaine de grands viaducs (ont été) oubliés pour le franchissement de vallées, de rivières, d’autoroutes, de routes et de voies ferrées". Et le rapport de conclure : "Les estimations d’Egis Rail sur les coûts ne permettent pas de comparer valablement les scénarios entre eux".
Alors que le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, celui de la Communauté urbaine de Marseille et le maire d’Aix-en-Provence viennent de renouveler leur opposition à toute solution qui éviterait la cité phocéenne, les partisans de l’option Côte d’Azur restent très mobilisés en faveur du "trajet le plus court". Si aucun consensus ne se dégage d’ici au 3 octobre, la LGV PACA pourrait perdre son statut de projet prioritaire aux yeux du gouvernement.

Jean-Marc Matalon, bureau du Moniteur de Marseille

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