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« Le choc de simplification constitue surtout une évolution culturelle »

Propos recueillis par Sophie d’Auzon et Frédérique Vergne |  le 13/03/2015

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Laurent Grandguillaume député PS, coprésident du Conseil de la simplification pour les entreprises -

Laurent Grandguillaume, député PS, copréside le Conseil de la simplification pour les entreprises. Premier bilan.

Où en sont les cent mesures de simplification lancées par le Conseil depuis un an ?

90 % se sont concrétisées. Elles sont en cours d’expérimentation ou font l’objet d’un débat au Parlement, comme pour la partie simplification du projet de loi « Macron » ou, pour 30 % d’entre elles, sont déjà effectives.

Sur quoi porteront les cinquante nouvelles mesures annoncées pour avril ?

Nous sommes sur une réflexion plus sectorielle : hôtellerie, artisanat, industrie, agriculture. Nous avons déjà beaucoup travaillé lors des précédents volets sur les mesures concernant le secteur construction-aménagement, dont certaines sont dans le projet de loi « Macron ». Bien entendu, d’autres nouvelles mesures pourront être proposées dans ce domaine, compte tenu de l’importance du secteur pour notre économie.

Est-ce difficile de simplifier ?

Ce n’est, en effet, pas toujours évident. On peut par exemple être confronté à des contradictions lorsqu’une simplification va être défendue pour l’intérêt général, et que l’on se heurte à des intérêts particuliers. Malgré les difficultés, la simplification est une belle ambition pour notre pays, qui a d’ailleurs pris du retard par rapport à beaucoup d’autres pays. Il était temps de lancer ce choc de simplification.

Que répondez-vous à ceux qui jugent que c’est trop long ?

En un trimestre, il n’est pas possible de régler trente ans de complexité. De plus, nous voulons simplifier tout en garantissant un niveau de protection constant, ce n’est pas simple, comme l’illustre le cas des normes sismiques ! Un travail d’explication et de pédagogie pour convaincre doit être entrepris. C’est surtout une évolution culturelle. Aujourd’hui, lorsque l’on débat sur tel sujet, on a le réflexe de se poser la question de savoir si on ne va pas complexifier. Je le vois, notamment au Parlement, il existe désormais une prise en compte de la simplification. Cela va dans le bons sens.

N’y a-t-il pas un problème dans les délais institutionnels ?

Le temps institutionnel n’est pas forcément celui des entreprises. Mais il y a des mesures qui peuvent être prises rapidement par voie réglementaire et d’autres qui nécessitent un débat avec le Parlement, c’est normal et c’est démocratique. Puis, en effet, il y a l’attente des décrets d’application. Il faut réduire ce temps institutionnel.

L’entretien intégral sur www.lemoniteur.fr/simplif

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PHOTO - 837712.BR.jpg - © Christophe Morin/IP3

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