En direct

Le Châtelet chante sous le Grand Palais

Bernard Reinteau |  le 13/12/2017  |  ParisTechnique

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Chantiers
Paris
Technique
Valider

Fermé pour travaux de rénovation, le théâtre du Châtelet s’installe hors les murs. Du 28 novembre au 11 janvier, il investit la nef du Grand Palais pour 47 représentations de «Singin’ in the Rain». La scène et son environnement ont été reconstitués dans des proportions identiques à l’original.

En chantier depuis mars dernier, le théâtre du Châtelet est provisoirement «reproduit» sous la verrière du Grand Palais. Depuis le 28 novembre et jusqu’au 11 janvier, on y donne des représentations de la comédie musicale «Singin’ in the Rain».

Dans le bâtiment en «T», les services techniques du théâtre dirigés par Jacques Ayrault, ont travaillé avec les ingénieurs du bureau d’études scénique Cap Co et le fournisseur d’échafaudages Layher pour y reconstituer la scène et son environnement dans des proportions identiques à l’original.

La magie des grandes salles

Le plateau, d’environ 30 m de largeur et 30 m de profondeur, a été monté au centre de la verrière sur des échafaudages posés sur roues (des tripodes); d’un poids de 3 tonnes, il a été poussé manuellement dans l’aile centrale. Il a ensuite équipé d’une structure métallique de 26 m de hauteur pour former un grill à 28 cintres qui supporte entre autres les 14 «feuilles de décors».

Pour les séquences de pluie, indispensables au spectacle, la scène est équipée d’un bac de récupération d’eau installée sous les planches ajourées du plateau. D’environ 18 m de longueur et de 8 m de largeur, cette «piscine» est constituée d’un film d’une profondeur d’environ 20 cm. L’eau en circuit fermé est animée par quatre pompes aux pieds des échafaudages et filtrée à chaque cycle.

Pour Christian Crespo, gérant de Cap Co, ce type de projet demande d’être mené très en amont – les échanges ont commencé au printemps – pour une exécution rapide et précise: en deux jours à raison de quatre vacations – c’est-à-dire, sans interruption –, auxquels s’ajoutent deux journées pour l’occultation totale des parties techniques et les aménagements extérieurs.

Du bâtiment au spectacle

Au total, Layher a livré 200 tonnes d’échafaudages pour la structure de scène, les tours de sonorisation et d’éclairage qui encadrent les gradins et les pans latéraux. Pour cette entreprise, cette prestation est marginale dans son portefeuille d’activités. Mais, en cumulant ces expériences, il trouve dans son catalogue les réponses adaptées aux besoins scéniques, explique Eric Limasset, président de l’entreprise. À noter qu’en raison d’une occupation de plus de 20% du volume du hall, cette construction doit tenir compte des contraintes… de vent.

"Accéléré" du montage:

Commentaires

Le Châtelet chante sous le Grand Palais

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

La maintenance des bâtiments en 100 fiches pratiques

La maintenance des bâtiments en 100 fiches pratiques

Date de parution : 06/2019

Voir

Conduire son chantier en 70 fiches pratiques

Conduire son chantier en 70 fiches pratiques

Date de parution : 11/2018

Voir

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur