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Le château de Chinon retrouvera sa splendeur passée

DEGIOANNI Jacques-Franck |  le 03/08/2005  |  EureEure-et-LoirCherMayenneMorbihan

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La forteresse royale de Chinon, siège de la Cour pendant vingt ans au XVè siècle et lieu de la rencontre historique entre Charles VII et Jeanne d'Arc en 1429, va retrouver toute sa splendeur grâce à un vaste programme de restructuration d'une durée de trois ans.
Les travaux débuteront en septembre et se poursuivront jusqu'en 2008. Plus de onze millions d'euros seront investis par le Conseil Général d'Indre-et-Loire, propriétaire de la forteresse construite sur un éperon rocheux de 500 mètres de long dominant la ville.

"Depuis 1870, où certains ont commencé à réfléchir à une reconstruction, sept ou huit projets ont été proposés mais aucun n'a abouti pour différentes raisons. Aujourd'hui, un projet est lancé et il redonnera au site son aspect forteresse passablement abîmée par les ans et les hommes" explique Ulysse Jollet, conservateur du château.
"Ce n'est que justice pour une forteresse qui a été capitale anglaise pour les possessions continentales du roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt au XIIè siècle, et capitale française sous Charles VII durant vingt années" souligne le conservateur.
La construction du château, modèle d'architecture militaire médiévale, fut entamée au XIIe siècle par le compte de Blois Thibaut 1er, et poursuivi par Henri II Plantagenêt, Philippe Auguste et Charles VII.

L'édifice se compose de plusieurs parties distinctes: le donjon du Coudray, la partie la plus ancienne où Jeanne d'Arc a logé pendant son séjour à Chinon avant de partir pour son tragique destin, le château du milieu avec les logis royaux, la tour de l'horloge, et le Fort Saint-Georges.
A partir du milieu du XVe siècle, le château a été peu à peu délaissé par les successeurs de Charles VII. "Il servira de forteresse de garnison puis sera déserté au profit des châteaux style Renaissance construits à proximité" regrette le conservateur.
Mal entretenu, abandonné, le château est pillé pour récupérer les matériaux de construction, puis menacé de démolition au début du XIXe siècle. En 1854, l'écrivain Prosper Mérimée, inspecteur en chef des Monuments historiques, demande que l'on respecte le site et lance une campagne de restauration qui permettra de consolider une partie de l’enceinte.

"Les travaux, qui ne gêneront pas les visites, prévoient le renforcement et la restauration des remparts du donjon du Coudray, la couverture des logis royaux qui retrouveront leurs toits, leur forme originale, et la construction d'un bâtiment contemporain pour l'accueil et les expositions, dont l'entrée se fera par le fort Saint-Georges restauré" précise M. Jollet.
Aujourd'hui, malgré son délabrement, la forteresse de Chinon accueille 100000 visiteurs par an qui peuvent y découvrir notamment un musée Jeanne d'Arc dans la tour de l'horloge, quatre salles des logis royaux et un grand chemin de ronde entourant le château.

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