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Le chargement par induction électrise l’outillage électroportatif
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Le chargement par induction électrise l’outillage électroportatif

Gilles Rambaud |  le 27/06/2014  |  BâtimentMatériel de chantierTechnique

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Batterie -

L’arrivée des batteries électriques au lithium-ion a permis aux outils électroportatifs de s’affranchir du câble. Les outils sans fil représentent aujourd’hui 43 % des ventes, un succès qui s’explique par la liberté de mouvement qu’ils procurent. Revers de la médaille : les batteries doivent être rechargées par des chargeurs incompatibles d’une marque à l’autre, voire d’une génération à l’autre. L’allemand Bosch innove en proposant, pour la première fois dans ce secteur, un chargement par induction. Il suffit de poser l’outil sur un socle dédié pour que la batterie se recharge », s’enthousiasme Henk Becker, en charge du développement de l’outillage électroportatif chez Bosch. Le transfert d’électricité dans l’air, sans passage par un câble, est un phénomène bien connu depuis le xix e siècle. Le principe est celui du courant induit : une bobine électrifiée par un courant alternatif émet un champ magnétique. Quand il traverse une seconde bobine placée plus loin, celui-ci crée un courant électrique d’autant plus faible que les deux bobines sont éloignées. Pour corriger cette déperdition, les équations de Faraday proposent d’augmenter la fréquence du courant alternatif dans la première bobine. C’est cela que les technologies modernes rendent aujourd’hui possible. Les composants électroniques actuels permettent d’atteindre des fréquences de 200, voire 500 kHz, suffisantes pour transférer sans fil des dizaines de watts sur des dizaines de centimètres. Pour la batterie d’un outil électroportatif, il faut environ 50 W sur 3 à 4 cm. Faisable, mais dangereux. « 50 W est une puissance qui peut provoquer des accidents », prévient-on chez Bosch. D’où l’incorporation d’un système de reconnaissance : le socle émettra son courant induit si et seulement s’il reconnaît le récepteur, en l’occurrence une batterie Bosch. Est-il envisageable d’étendre cette reconnaissance à d’autres marques en faisant de ce code un standard commun à tous les fabricants ? « Cette technologie peut effectivement constituer un premier pas vers une standardisation du chargement des batteries », admet Henk Becker qui, dans un premier temps, réserve l’exclusivité de cette invention aux batteries 18 V des outils professionnels Bosch.

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