Transport et infrastructures

Le chantier de la LGV Ouest est lancé

Mots clés : Transport ferroviaire

Le 27 juillet, les travaux de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de Loire ont officiellement été lancés. A terme, 3000 personnes vont travailler sur ce chantier géant.  

 Au printemps 2017, les 182 kms de lignes nouvelles mettant Rennes à 1h20 de Paris seront opérationnels. « Il y a dix-huit mois, Réseau ferré de France (RFF) confiait à Eiffage le plus gros contrat de son histoire, se félicite Pierre Berger, directeur général de ce groupe de 70 000 salariés, lors du lancement du chantier en Ille-et-Vilaine, le 27 juillet (lire notre article).  À titre de comparaison, le viaduc de Millau représentait 400 millions d’euros, soit trois fois moins. Aujourd’hui, le projet respecte parfaitement le calendrier initial. » Au total, quelque 3 000 personnes vont travailler sur ce chantier qui nécessite un investissement de 3,3 milliards  d’euros. Les entreprises locales profitent également de cette manne puisque 30% des travaux leur sont dévolus. Ainsi, les sociétés de travaux publics Charier et Pigeon viennent-elles de signer la semaine dernière un marché pour la réalisation des terrassements et assainissement d’un segment de trente kilomètres. « Il s’agit de 150 emplois pendant deux ans pour les deux sociétés et autant en sous-traitance », apprécie Germain-Arthur Charier, vice-président de cette entreprise de 1 500 personnes qui réalise un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros.

En outre, l’été dernier, Eiffage Rail Express (ERE) a installé à Rennes les directions générale et technique du projet. « Nous avons démarré par une centaine d’emplois. À plein, ce sera 360 collaborateurs », souligne Marc Legrand, directeur général d’ERE.

 

En attendant la deuxième phase

 

Mais ce projet ne serait rien sans la nécessaire réduction du temps de transport entre Brest, Quimper et Paris. « Avant tout, l’objectif est bien de mettre les deux villes les plus à l’ouest de la Bretagne à trois heures de la capitale », assure Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne jusqu’à sa nomination au printemps dernier au poste de ministre de la Défense.

Et d’ajouter : « Les collectivités bretonnes, toutes tendances confondues, soutiennent ce projet. Pas un élu n’aurait en effet accepté de participer à cet investissement de 1 milliard d’euros (la part des Bretons – NDLR) pour mettre Rennes à 1h23 de Paris alors qu’aujourd’hui, cela se fait très bien en deux heures ». Pierrick Massiot, son successeur, enfonce le clou : « Le débat public sur ce sujet doit avoir lieu l’an prochain, cette deuxième phase  de deux fois 250 kms est indispensable et nous avons des arguments ».

 

 

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