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Le BTP voit d’un bon oeil le principe de l'immigration sélective
Photo : Y. Bellier-musée du quai Branly - ©

Le BTP voit d’un bon oeil le principe de l'immigration sélective

Defawe Philippe |  le 10/06/2005  |  France entièrePolitique socialeArtisansHygièneEurope

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Confrontés à un besoin criant de main d'œuvre, les entrepreneurs du BTP ne cachent pas leur intérêt pour des quotas d'immigration évoqués par le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Paradoxalement, alors que le taux de chômage atteint des records en France, plusieurs secteurs de l’économie peinent à trouver du personnel, que ce soit dans des métiers peu qualifiés ou dans des professions plus pointues. Les besoins sont tels que plusieurs professions, du bâtiment, de l'hôtellerie-restauration ou de l'agriculture avouent un besoin criant de main d'oeuvre et se montrent intéressées par une immigration "sélective" ou "ciblée".

"Nous serions favorables à l'ouverture de nos frontières", avant les échéances fixées, "aux salariés qualifiés des pays qui viennent de rejoindre l'Europe. A une double condition: que toutes les autres solutions aient été envisagées dans le bassin d'emploi concerné et que cette immigration très ciblée soit placée sous la supervision exclusive des Directions départementales de l'emploi", affirme Christian Baffy, président de la Fédération française du bâtiment cité par l’AFP.

Rappelant que le bâtiment ne parvient pas à pourvoir, chaque année, entre 20 et 40.000 postes, M. Baffy considère qu'avec "près de 2,5 millions de chômeurs en France, nous disposons d'un vivier suffisant pour combler ces lacunes".
Cependant "des difficultés de recrutement persistent dans des départements comme la Mayenne et la Vendée, où le taux de chômage est très faible. En Haute-Savoie et en Alsace, la main d'oeuvre qualifiée est aspirée par les pays frontaliers", rapporte la FFB, en demandant "des mesures gouvernementales d'incitation à la mobilité professionnelle et géographique".

Outre ces particularités régionales, le bâtiment souffre d’une image négative. Les jeunes rechignent à travailler sur des chantiers en plein air et les cadres préfèrent des secteurs comme les services. Selon une étude du Credoc (Centre de recherche et de l'observation des conditions de vie), 53% des entreprises du BTP ont des difficultés à recruter des cadres.

Mais c’est surtout parmi les métiers manuels que les besoins sont les plus criants. Une étude de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) indique que "seulement la moitié" des 310.000 entreprises artisanales du bâtiment "qui ont cherché à recruter sont effectivement parvenues à le faire". Jean Lardin, le président de la Capeb, se dit même prêt à embaucher tous ceux "qui souhaitent travailler dans le bâtiment", qualifiés ou non.

Repères


Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a souhaité jeudi l'instauration d'une politique de quotas pour les étrangers et dit vouloir favoriser l'arrivée en France de "travailleurs qualifiés", en citant "des créateurs d'entreprises, des chercheurs, des professeurs d'université".

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