Transport et infrastructures

Le BTP parisien ne veut pas de l’éco-taxe sur le « périph' »

Mots clés : Démarche environnementale - Fiscalité - Réseau routier

Le périphérique parisien comme de nombreuses autoroutes et routes nationales en France est concerné par l’instauration du péage de transit poids lourds, qui remplace l’écotaxe. Le Conseil de Paris en débattra fin septembre.

Lors de sa séance des 29 et 30 septembre, le Conseil de Paris débattra du projet de péage de transit poids lourds sur le boulevard périphérique, successeur de l’écotaxe. Cette mesure « n’est que la déclinaison parisienne des décisions prises cet été » au niveau du gouvernement, explique Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris, chargé des transports. Le 26 juin, l’Assemblée nationale a en effet adopté un amendement gouvernemental qui remplace l’écotaxe par un péage de transit poids lourds. Le périphérique étant une voirie communale, la Ville doit être consultée. C’est l’objet de la délibération présentée fin septembre.
Comme le prévoit le dispositif retenu par le gouvernement, une marche à blancs sans facturation débutera le 1er octobre avant une mise en œuvre effective au 1er janvier 2015. La taxe touche les véhicules de plus de 3,5 t et s’élève en moyenne à 0,13 euro. Elle devrait générer une recette d’environ 5 millions d’euros qui ne sera pas affectée  à l’Agence de financement des infrastructures de transports (AFIT) mais à la Ville de Paris. Quatre portiques ont déjà été installés sur la rocade parisienne dans la perspective de la mise en service de l’écotaxe.

 

Opposition de la FFB Grand Paris et de la FRTP Ile-de-France

 

A la FFB Grand Paris, on déplore l’instauration de ce péage sur le périphérique. « Il s’agit d’une taxe de plus qui pénalisera l’activité qui n’en a pas besoin et donc l’emploi  », regrette Philippe Rifaux, délégué général de la FFB Grand Paris. « Certains camions seront obligés de circuler sur le périphérique, notamment pour approvisionner en matériaux de construction les chantiers parisiens », ajoute-t-il avant de dénoncer « le manque de concertation, comme d’habitude». Quant à l’argument mis en avant de la réduction de la pollution atmosphérique, « il ne s’agit que d’un alibi », estime Philippe Rifaux.
En Ile-de-France, de nombreuses autoroutes et routes nationales sont concernées. « La région francilienne va contribuer à hauteur de 25% au dispositif. Ce n’est pas logique car on est quand même sur du trafic local », tempête le président de la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) d’Ile-de-France, José Ramos. « Je veux bien acquitter ce péage, si tout le monde paye », poursuit-il. Une allusion directe à la région Bretagne exemptée de taxe. José Ramos regrette que la mesure ait dévié de son objectif initial : faire participer les transporteurs étrangers au financement des infrastructures françaises. Il s’interroge aussi sur l’intérêt de monter « une telle usine à gaz » pour finalement ne percevoir qu’une recette nette de l’ordre de 250 à 270 millions d’euros par an.

 

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