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« Le BTP local doit obtenir sa part des travaux de Cigéo »

Propos recueillis par Pascale Braun |  le 19/02/2016  |  EntreprisesHaute-MarneMeuse

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Déchets radioactifs -

Claude Léonard, président (LR) du conseil départemental de la Meuse.

A la veille de la réouverture du Mémorial rénové de Verdun, l’élu expose les projets meusiens liés au centenaire de la Première Guerre mondiale, ainsi que l’impact de Cigéo, le projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs à Bure.

Comment le département s’implique-t-il dans les commémorations du centenaire de la Grande Guerre ?

Nous nous concentrons sur les projets les plus structurants. Nous avons ainsi cofinancé, à hauteur de 5 millions d’euros, la réhabilitation-extension du Mémorial de la Grande Guerre, qui rouvre ce 21 février après deux ans et demi de travaux. La muséographie de l’agence Le Conte-Noirot est époustouflante !
La Meuse conserve les cicatrices de la Grande Guerre plus que tout autre département. Pour en transmettre la mémoire, nous lançons cette année l’aménagement des accès au fort de Douaumont et la création de parcours pédestres et cyclables dans les 12 000 hectares de forêt autour de Verdun. Nous travaillons désormais en bonne intelligence avec la communauté d’agglomération pour renforcer une même offre touristique.

Qu’espérez-vous du « document territoire » que l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) doit présenter suite à l’avant-projet sommaire de Cigéo ?

Les conseils départementaux de Meuse et de Haute-Marne attendent des indications précises sur le nombre de routes, de logements et d’aménagements nécessaires. Nous voulons aussi le maintien de l’accompagnement de 30 millions d’euros par an et par département, alors que la loi de finances pourrait le rabaisser à 20 millions en 2017. Dans la perspective immédiate de la construction de la plate-forme, nous devons mettre en place les réseaux et la fibre. Un tel chantier ne s’improvise pas. Il faut prévoir une énorme base vie durant le creusement, puis, à l’horizon 2025, une période d’études d’une quinzaine d’années qui ne figurait pas dans le programme initial. Nous ne pouvons pas rester dans le flou jusqu’en 2020. Les départements sont les principaux interlocuteurs de l’Andra et des grands financeurs. Qu’on ne dise pas que nous n’étions pas au rendez-vous de Cigéo !

Les entreprises locales peuvent-elles espérer une part des futurs chantiers ?

Les grands donneurs d’ordre sollicitent tout naturellement les groupes qu’ils ont référencés de longue date. Les collectivités veilleront à introduire des clauses pour permettre à nos entreprises d’obtenir une part légitime des travaux de surface et de la base vie. La solution passe par des consultations en lots séparés plutôt que des marchés groupés. C’est d’autant plus important que le BTP local connaît une période de forte disette.

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PHOTO - 889511.BR.jpg - © département de la meuse

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