Entreprises de BTP

Le BTP allemand n’a toujours pas touché le fond

Le secteur du BTP en Allemagne, mal en point depuis plus d’une décennie, devrait encore perdre cette année quelque 32.000 emplois après déjà 47.000 en 2004, a estimé mardi la Fédération du secteur (HDB) alors que l’un des principaux groupes, Walter Bau, est menacé de faillite.
Le creux de la vague devrait être atteint au plus tôt en 2006, selon la HDB, qui mise cette année sur un recul de 3,5% à 75,8 milliards d’euros du chiffre d’affaires du BTP.

Depuis le « boom » de la construction qui avait suivi la réunification allemande en 1990, le secteur du BTP traverse une crise profonde. En 10 ans, il a perdu près de la moitié de ses emplois en raison notamment de surcapacités importantes.
Ainsi, si en 1995 plus de 1,4 million de personnes travaillaient dans cette branche, ils n’étaient plus en moyenne que 767.000 en 2004.
La Fédération s’est également inquiétée du vide actuel des carnets de commandes.
Au troisième trimestre 2004, les commandes sont tombées à « un niveau historiquement bas » de 19 milliards d’euros, a précisé son vice-président, Helmut Echterhoff, au cours d’une conférence de presse à Berlin. Et sur l’ensemble de l’année dernière, les investissements dans la construction ont reculé de 2,5%, selon les statistiques du PIB.

La publication des prévisions de la fédération intervient alors que le numéro trois du secteur, Walter Bau, se trouve dans une situation financière très détériorée qui pourrait déboucher sur un dépôt de bilan.
La direction de ce groupe qui emploie 9.000 personnes a présenté un plan de restructuration de la dernière chance qui prévoit la cession de nombreux actifs et une réduction des coûts d’environ 60 millions d’euros.
En 2002, le BTP avait été touché par la faillite spectaculaire du géant Holzmann.

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