Energie

Le Brésil, champion des énergies renouvelables

Mots clés : Energie renouvelable - Marché de l'énergie - Marché de lénergie

Le Brésil est la « vedette internationale » des énergies renouvelables, qui ont représenté 44,5% de la production totale d’énergie dans le pays en 2005, a indiqué jeudi à Rio le président de l’Entreprise de recherche énergétique (EPE), M. Mauricio Tolmasquim.
« Les énergies renouvelables sont passées de 43,9% en 2004 à 44,5% en 2005 alors que la moyenne mondiale était de 13,3% et de 6% seulement dans les pays de l’OCDE », a souligné M. Tolmasquim.
La part des énergies vertes va encore augmenter avec le développement des produits dérivés de la canne à sucre notamment, a-t-il ajouté.
Ce résultat est principalement dû aux centrales hydroélectriques qui ont représenté 77,7% de l’électricité totale, a relevé le président de l’EPE.
La part de l’énergie non renouvelable a baissé, passant de 56,1% en 2004 à 55,5% en 2005, dont 38,6% en pétrole et dérivés du pétrole. La production pétrolière a atteint 1,699 million de barils par jour. En avril dernier, le Brésil a annoncé son autosuffisance pétrolière.
En 2005, l’offre d’énergie a augmenté de 2,1% et a accompagné la croissance économique de 2,3% dans le pays, selon M. Tolmasquim lors d’une conférence de presse de présentation du bilan énergétique de l’année 2005.
Le gaz naturel a connu la plus forte progression en 2005, avec une hausse de 7,4% de l’offre. Le volume disponible pour la consommation est passé de 54,5 millions de mètres cubes par jour en 2004 à 58,5 millions de mètres cubes par jour en 2005. De 1998 à 2005 la part du gaz dans le bilan énergétique global est ainsi passée de 3,7 à 9,4%.
La part du gaz naturel dans la production d’électricité a cependant baissé de 4,5% en 2004 à 4,1% l’année dernière « en raison des pluies abondantes durant la période qui ont favorisé l’utilisation de l’énergie hydroélectrique ».
La production de gaz naturel a augmenté de 2 millions de mètres cubes par jour en 2005 (+4,3%) pour atteindre 48,5 millions de mètres cubes par jour (dont une partie a été réinjectée dans des gisements ou brûlé dans les torchères).
Les importations de Bolivie, qui représentent la moitié de la consommation, ont augmenté de 2,5 millions de mètres cubes par jour (+11,3%) à 24,7 millions.
M. Tolmasquim estime qu' »en raison de la récente nationalisation des hydrocarbures en Bolivie la consommation de gaz aura désormais tendance à baisser ».
« Indépendamment de la situation, le simple fait d’en parler dans la presse va freiner la consommation de gaz. L’industriel va y réfléchir à deux fois avant d’investir dans le gaz, en attendant de savoir si le prix va augmenter », a-t-il dit, en réaffirmant toutefois qu’il n’y avait aucun risque d’approvisionnement en gaz bolivien.
AFP

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