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Le bouteur qui corrige les erreurs
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Le bouteur qui corrige les erreurs

Gilles Rambaud |  le 06/09/2013  |  InnovationTechnique

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C’est le dernier-né de l’usine Caterpillar de Grenoble. Bienvenue au D6K2, un bouteur de 13,3 t. Différents D6 se côtoient dans le catalogue Caterpillar : le D6N et le D6T, qui ont tous les deux une transmission mécanique, et le D6K, qui est hydrostatique. Ce type de transmission souple et précise en fait une machine destinée aux travaux de finition. C’est pourquoi il n’est proposé qu’avec une lame de type « Pat », c’est-à-dire sans bras de poussée et libre de ses mouvements. La lame du D6K2 a d’ailleurs été rallongée par rapport à celle du D6K, tout en restant repliable en moins de 3 m pour adopter une position de transport. Comme d’habitude, levage, angulation et « tilt » se pilotent au joystick, et l’incidence se règle mécaniquement. Mais Caterpillar introduit une nouveauté : la pièce mécanique qui détermine cet angle (connue sous le sobriquet d’« os de chien ») a été redessinée pour en faciliter le réglage. L’incidence peut être modifiée rapidement, par l’opérateur lui-même, sans avoir à demander l’intervention des équipes techniques. À cette innovation mécanique s’ajoute une autre, électronique : le Stable Blade Control (contrôle de stabilité de lame). Un capteur gyroscopique a été placé dans la rotule articulant la lame. Celui-ci mesure les efforts subis, renvoie ces informations à un calculateur qui va automatiquement - et instantanément - adapter la course des vérins selon la force de poussée. À faible résistance, la lame peut faire d’amples mouvements. À forte résistance, elle est limitée. « Ce système évite de laisser des ondulations sur le sol, un phénomène qui se produit quand l’opérateur force trop. Une erreur très courante », explique Jean-François Villard, responsable de cette machine chez Caterpillar. Un autre système électronique, le Traction Control (contrôle de traction), gère la réaction des chenilles. Cependant, la mécanique vient aussi au secours de l’opérateur avec un train de roulement qui a été modifié par rapport à la version précédente. Des galets ont été ajoutés en haut - il y en a maintenant deux - et en bas - il y en a huit. Mieux tenue, la chenille gagne en adhérence et en traction. Comme auparavant, elle n’est disponible qu’en une seule longueur mais en plusieurs largeurs, et peut bénéficier de différentes options propres à Caterpillar, destinées à en faciliter le démontage et l’entretien.

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