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Le bouteur polonais qui aimerait convaincre les Français

Hakim Bendaoud |  le 29/11/2013  |  ÉvénementFrance entièreEurope

De conception simple, le modèle TD 20 R proposé par Dressta mise sur sa robustesse.

Racheté en 2011 par le chinois LiuGong, le spécialiste polonais des bouteurs HSW (Huta Stalowa Wola) et sa filiale commerciale Dressta (ex-Dresser) se verraient bien gagner des parts de marché en Europe de l’Ouest, notamment en France où l’entreprise espère trouver un distributeur dès l’année prochaine. Un objectif qui peut paraître ambitieux lorsque l’on sait que la grande majorité des machines qui sortent de l’usine de HSW sont équipées de moteurs aux normes Euro 2, interdits dans notre pays. Autre problème potentiel pour Dressta, qui ne possède pour l’instant que deux modèles aux normes européennes (le TD 15 R et le TD 20 R) : l’absence d’électronique et d’innovation. La configuration des bouteurs de la marque est réduite à sa plus simple expression, ce qui n’a toutefois pas l’air de gêner Leslaw Holysz, responsable commercial, qui y voit plutôt un atout. « Le plus important dans ces machines, c’est la poussée. Pourquoi payer 15 à 20 % plus cher pour ce type d’activité et compliquer la partie liée à l’entretien avec des systèmes complexes ? » LiuGong est l’un des plus grands fabricants de chargeuses sur pneus dans le monde, mais ses marchés de prédilection se situent principalement en Asie, en Afrique, en Russie où les machines doivent être de conception simple, faciles à réparer et capables de résister à des conditions de travail souvent extrêmes. C’est le cas du modèle TD 20 R (moteur Cummins Étape 3b). Cette machine, équipée d’un moteur 6 cylindres en ligne, refroidi à l’eau, avec une puissance de développement de 185 kW, dispose d’un module de direction à deux vitesses permettant d’effectuer des virages progressifs tout en maintenant la pleine puissance sur les deux chenilles (en plus du frein d’embrayage traditionnel à utiliser dans les cas de virages serrés ou en dérapage). Même absence de fioritures du côté des chenilles et du châssis, renforcé et entièrement soudé. Enfin, côté lame, plusieurs configurations sont disponibles : une lame droite (6,03 m 3 de capacité de refoulement), en « U » (8,45 m 3 ), en semi-« U » (7,04 m 3 ) ou multidirectionnelle (3,88 m 3 ). Habitués à des marques comme Caterpillar ou Komatsu, les clients français se montreront-ils sensibles à ces machines qui semblent sortir d’un autre âge ? Dressta le pense car il sait que, parmi les grands noms du terrassement, beaucoup travaillent à l’export, notamment en Afrique, où la simplicité de ces engins pourrait convenir.

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