En direct

Le Bouscat se réinvente en attendant le tram
Les architectes jouent sur les variations de hauteur et de volumétrie du bâti pour éviter l’impression de densité. - © LEIBAR & SEIGNEURIN

Le Bouscat se réinvente en attendant le tram

bertrand escolin |  le 28/09/2018  |  GirondeChantiersInfrastructuresTramway

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Gironde
Collectivités locales
Chantiers
Infrastructures
Tramway
Valider

Bordeaux Métropole -

Le chantier en cours le long de la future ligne de tramway dans la ville du Bouscat, en lisière nord-ouest de Bordeaux, est le plus important programme de logements de la métropole. Jalon marquant de l'opération des « 50 000 logements autour des axes de transport collectif » lancée en 2011, l'îlot autour de l'avenue de la Libération-Charles-de-Gaulle a été confié au promoteur local Véalis, associé à Bouygues Immobilier, et conçu par l'agence d'architectes Leibar & Seigneurin, lauréate du concours.

« Le programme Collection offre l'occasion de transformer un espace où se situait une vaste concession automobile. Celle-ci contredisait la nature urbaine du Bouscat, à l'échelle très douce et dont la trame est constituée de petits immeubles sociaux, d'échoppes [maisons de ville de plain-pied, NDLR] et de résidences traditionnelles entourées de parcs », note l'architecte Xavier Leibar.

Interconnexion. L'arrivée de la ligne D du tram prévue pour l'an prochain a initié un intérêt nouveau pour ce site, à quelque 200 mètres du centre-ville du Bouscat. « C'est un véritable quartier en cœur de ville, plus qu'une simple opportunité foncière », précise l'architecte. Tout l'enjeu est là : reconnecter un environnement très contrasté, où l'on trouve un parc, des échoppes du XIXe siècle et des logements sociaux des années 1980.

« Pour cela, nous jouons sur deux leviers. Tout d'abord l'espace public, en travaillant sur le sol. Il faut évidemment faire de ce lieu une interconnexion entre les arrêts du tram et le centre-ville du Bouscat. Cela veut dire porosité, transparence, capacité de traverser à pied ce fragment de ville, qui est bien plus qu'un îlot », détaille Xavier Leibar. En pratique, les architectes dessinent un dispositif urbain à partir de places orientées est-ouest et de venelles perpendiculaires. « Les places sont articulées sur l'arrêt de tram, et les venelles permettent de rejoindre à pied la mairie et le centre-ville. » Le second levier est un épannelage aux gabarits progressifs, du sud vers le nord. « On part d'un rez-de-chaussée constitué d'échoppes avec cour-patio, pour arriver à un R + 8 de logements collectifs. Au rez-de-chaussée, on trouvera des commerces et des bureaux, et au-dessus quatre émergences de logements posées sur un socle végétalisé », illustre l'architecte. Au cœur de ces îlots, derrière les commerces, se situent les stationnements en rez-de-chaussée.

L'arrivée du tram en 2019 a initié un intérêt nouveau pour le quartier.

Offre de logements diversifiée. Les architectes ont aussi joué sur la volumétrie des immeubles de logements, pour casser l'impression de densité. « Les bâtiments ne présentent pas de superposition de fenêtres, mais une double peau, avec des verticales en béton qui climatisent en partie les loggias et estompent la perception du nombre exact d'étages », détaille Xavier Leibar. Le programme de logements est particulièrement soigné : « L'offre est très diversifiée, avec notamment des appartements en duplex. Un gros travail a été mené par la Ville et la FAB [SPL de la métropole, NDLR], avec Véalis associé à Bouygues Immobilier, pour promouvoir du logement à vivre plutôt qu'un produit financier. Sur les toits, nous allons poser de vraies villas, offrant un espace extérieur en terrasse quasi équivalent à la surface intérieure de 90 à 150 m2 . A tous les étages, les logements présentent une double ou triple orientation et des loggias très généreuses. Aucun n'est standardisé. » Sont également programmés des équipements, dont une crèche et une résidence senior avec des services communs et jardins partagés. La première phase, au plus proche du tram, sera livrée au deuxième trimestre 2019, la seconde vers fin 2019. Elles représentent un total de 301 logements sociaux et en accession privée et de 103 logements seniors services. Soit 29 000 m2 SP pour les logements et 4 600 m2 SP pour les commerces. Le montant des travaux annoncé est de 44 M€ HT.

Des logements adaptés au travail et à la cohabitation

« On parle beaucoup de télétravail, alors nous avons créé du logement avec une pièce dédiée au travail, qui donne sur l'espace public. La surface vitrée est assez importante », explique l'architecte Xavier Leibar. Le logement est structuré de manière à ce que l'espace de travail puisse être agrandi si besoin, ou l'inverse. Ces pièces, comme pour les annexes en fond de jardin des échoppes, sont soit connectées à la maison, soit indépendantes. Les architectes ont également prévu des T3 pour la cohabitation. « Pour un trentenaire qui va rester six ou sept ans à Bordeaux, l'accession à deux cohabitants est une bonne solution. Nous avons dessiné un T3 avec deux vraies chambres, chacune ayant sa salle de bains et des WC. Cuisine et séjour sont plus spacieux, pour leur confort au quotidien. Les collectifs ont tous des cours-patios sur lesquelles donnent les logements. »

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

AUTODESK REVIT pour les bureaux d'études Fluide

AUTODESK REVIT pour les bureaux d'études Fluide

Date de parution : 06/2019

Voir

Dictionnaire de la maîtrise d’ouvrage publique et privée

Dictionnaire de la maîtrise d’ouvrage publique et privée

Date de parution : 06/2019

Voir

Initiation à la construction parasismique

Initiation à la construction parasismique

Date de parution : 06/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur