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Le bois choisi pour des maisons passives et sociales

jean-jacques talpin |  le 17/06/2011  |  Collectivités localesLoiretFrance entière

orléans -

Le chantier du GPV du quartier de La Source à Orléans accueille le premier projet de maisons passives mené par « Les Résidences de l’Orléanais », l’office HLM de la Ville. Le projet social porte sur la construction de cinq logements individuels en bois à la consommation d’énergie de 13,9 kWh/m 2 .an et bénéficiaire du label Qualitel BBC Effinergie. Le maître d’œuvre, l’agence parisienne GA architectes, a choisi une structure bois naturel ou reconstitué avec une toiture zinc, double et triple vitrage, ventilation VMC double flux.

« Pour cette première expérience, nous avions un défi architectural et financier à relever, explique Olivier Carré, président des Résidences de l’Orléanais, nous devons désormais prouver l’habitabilité de ces maisons. » « C’était aussi un pari technique, ajoute Gérard Bellanger, directeur du développement du bailleur car il s’agissait de maîtriser les prix et les charges des locataires. » Le chantier de 1,25 million d’euros TTC est nettement plus coûteux qu’un projet classique : prix de construction de 1 870 euros/m 2 contre 1 350 euros habituellement. « Sans les subventions, nous n’aurions pu mener ce projet », insiste Gérard Bellanger : la Ville d’Orléans a apporté 402 000 euros, l’Anru 89 000, la région 20 000 et la Caisse des dépôts plus de 700 000 euros. L’aspect qualitatif a aussi été privilégié avec des maisons sur deux niveaux, dotées d’espaces verts et de terrasses. A l’exception de la dalle de sol et des murs de refends pour l’isolation acoustique, les logements ne contiennent que du bois mis en œuvre par deux entreprises locales, Cogecem et SCB Maulay. La structure en Kerto, bois reconstitué, reçoit 30 cm de ouate de cellulose tandis que les tasseaux reposent sur du Siporex pour éviter tout pont thermique.

Bilan d’habitabilité

« L’isolation et l’étanchéité seront parfaites, poursuit le responsable du bailleur social, les locataires pourraient se passer de chauffage. Par sécurité, des convecteurs d’une puissance totale de 1 000 watts ont été installés avec un coût d’exploitation pour le locataire qui ne dépassera pas 6,50 euros/m 2 /an. » Cet essai pourrait être dupliqué. Mais d’abord, Les Résidences veulent tirer un bilan de « l’habitabilité » des logements occupés en fin d’année. Car, pour Olivier Carré, « on ne peut pas vivre dans une maison passive et en bois comme dans un logement classique ».

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