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Le BIM peut faire gagner 15 % de temps sur le gros œuvre
Le groupe Ducret utilise l'application de la start-up nantaise Bloc In Bloc pour visualiser l'emplacement des équipements. - ©

Le BIM peut faire gagner 15 % de temps sur le gros œuvre

le 23/02/2018  |  VendéeCommunication

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A l'occasion d'un chantier de logements collectifs à La Roche-sur-Yon, le groupe Ducret s'est essayé à la maquette numérique. Les résultats sont plutôt satisfaisants.

« Sur les chantiers, nous subissons régulièrement des aléas concernant les interfaces entre les corps d'état. Il s'agit le plus souvent de réservations mal placées, mal dimensionnées ou oubliées », constate Alain Duret, PDG du groupe Duret, promoteur et constructeur de logements collectifs. Pour régler ce problème récurrent, l'entreprise a choisi de tester le building information modeling (BIM) sur l'une de ses opérations : un immeuble de 33 logements et 2 560 m2 de surface de plancher, en R + 2 + attique, situé dans l'écoquartier des Prairies d'Eden, à La Roche-sur-Yon (Vendée).

« Les travaux ont débuté le 27 février 2017 pour une livraison en juillet prochain », indique Baptiste Mandin, coordinateur travaux tous corps d'état et BIM manager au sein de la filiale Ouest AMO. Alors que le gros œuvre est achevé, le dirigeant de l'entreprise note déjà un gain de temps de l'ordre de 15 % par rapport à une opération équivalente sans BIM. Le bénéfice tient notamment à la synthèse entre les modèles numériques, qui a mis en lumière des problèmes de réservation pour les remontées d'étanchéité bitumineuse au niveau des balcons. « Les bureaux de contrôle exigent une remontée de 12 cm et une réservation dans la dalle béton, rappelle Baptiste Mandin. Le défaut a pu être constaté et corrigé dès les plans. De même, les réservations dans les poutres du sous-sol pour les réseaux d'eaux usées ont pu être réalisées avant la consultation des entreprises. Ce qui nous a permis de caler précisément ces cheminements. »

Réalité augmentée en second œuvre

Nettement perceptibles sur les délais du gros œuvre, les bénéfices du BIM le sont moins en phase de second œuvre, estime Alain Duret : « Cette étape nécessite davantage d'intervenants, qui manquent encore de formation. » Pourtant, l'entreprise met toutes les chances de son côté en utilisant la réalité augmentée. Grâce à la start-up nantaise Bloc In Bloc, la maquette numérique du chantier alimente une application mobile. « Alors que seules les maçonneries sont terminées, nous utilisons un QR code et une tablette pour identifier les futures implantations des plaques de plâtre, prises électriques, sanitaires, etc. , et vérifier les emplacements des attentes », explique Baptiste Mandin. Pour l'instant, le dispositif affiche une précision à 5 cm près. Un point qui doit encore être amélioré, mais qui permet tout de même d'accélérer les opérations de contrôle, qui se fond en 5 minutes par appartement contre 15 minutes avec les méthodes traditionnelles.

La maquette numérique de l'immeuble.
- © PHOTO ET DOCUMENT : OUEST AMO

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