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Le BHNS trace durablement sa voie
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Le BHNS trace durablement sa voie

Florence Quille |  le 27/07/2018  |  TransportsPas-de-CalaisChausséeBéton

Aménagement routier -

Dans le Pas-de-Calais, les bus du projet Bulles circuleront sur des enrobés hydrodécapés et du béton imprimé.

L'ancien bassin minier du Pas-de-Calais connaît une phase de travaux sans précédent. Pour accueillir les futurs bus à haut niveau de service (BHNS) du projet Bulles, les agglomérations de Lens, Liévin et Béthune ont décidé d'aménager 110 kilomètres de voirie dédiés. Un chantier d'ampleur avec pas moins de 32 communes traversées, 115 stations aménagées et la création de quatre dépôts, le tout pour une enveloppe de 415 millions d'euros HT. La dernière phase de travaux devrait s'achever en fin d'année en vue d'une mise en service début 2019. Les bus disposeront alors de leur site propre, au milieu de la chaussée, alors qu'ils cohabitent pour l'heure avec les voitures et passent un quart de leur temps à l'arrêt, en raison des embouteillages. Un nouveau partage entre bus et voitures qui suppose un réaménagement complet.

Léger surcoût. Pour bien identifier la voie réservée aux BHNS, le syndicat mixte des transports Artois-Gohelle (SMTAG) a opté pour un enrobage hydro décapé. Une solution qui améliore la durabilité du marquage au sol. « Constitué à 30 % de granulats blancs, l'enrobé réclame trois semaines de séchage avant d'être décapé sur 1 cm par des turbines à eau de 1 500 bars afin de laisser affleurer le blanc en surface », explique Olivier Deroullers, chef de projet BHNS au SMTAG. Utilisée pour la première fois dans la région, la méthode entraîne un léger surcoût lié à l'hydro-décapage (4 à 5 euros par m²) mais « présente un bon compromis sur le plan esthétique ». D'où son utilisation dans tous les secteurs traités en site propre. Une mission confiée au francilien Sodicop qui, parmi les trois entreprises françaises à maîtriser cette technique, était le seul à disposer des machines permettant un décapage sur 2 m de largeur en une passe.

Sur le projet, une autre innovation a été appliquée sur certains tronçons. Il s'agit d'un béton imprimé coulé en deux couches : une première de fondation en béton de ciment de classe BC2 suivie d'une autre de BC5. Imprimé à l'aide d'une matrice donnant un effet de pavage, il doit sécher trois semaines durant pour restituer toutes ses propriétés. « Cette solution a été retenue pour les lieux de grand passage, le BC5 supportant une charge de 500 kg au m3 », précise Olivier Deroullers. Mise en œuvre par la société belge TRBA, sous-traitante de Colas, sa fonction principale consiste à délimiter la zone de passage du bus.

Une même ambition. Distincte, cette deuxième technique n'en poursuit pas moins une même ambition : réconcilier la population avec ses transports en commun. Alors que sur les arrondissements de Lens et de Béthune (650 000 habitants), seuls 2 % des déplacements se font en bus à ce jour, le ratio devrait évoluer favorablement avec une fréquence ramenée à huit minutes en heures de pointe et un temps de trajet garanti.

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