Événement

Le Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais au patrimoine mondial de l’Unesco

Mots clés : Conservation du patrimoine

Il est 18 h 50, ce samedi 30 juin à Saint-Pétersbourg lorsque les experts de l’Unesco classent au patrimoine mondial les 4000 hectares du Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais.

La clameur de la délégation française est à la mesure de l’évènement. 10 ans d’effort pour la mission Bassin Minier Unesco (BMU) présidée par Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, une commune proche de Lens où s’élèvent les fameux terrils des fosses 11/19, les plus hauts d’Europe. « Chez nous, les paysages ne sont pas faits de granit rose, de mers limpides ou de sommets aux neiges éternelles. Chez nous, l’homme a creusé, extrait, construit des montagnes. Et l’idée même que l’histoire des mineurs vaut celle des rois change tout », raconte l’élu nordiste pour remercier l’Unesco.

 

 

Le territoire inscrit au patrimoine mondial est vaste. Il couvre un territoire s’étendant d’est en ouest au sud de l’agglomération lilloise, sur 120 km de long et 12 km de large (une surface de 4000 hectares). Le classement au titre de « Paysage culturel évolutif vivant », une catégorie créée en 1992, désigne un ouvrage combiné de l’homme et la nature. Elle dépasse donc l’échelle d’un monument ou d’un site.

Le dossier, porté par la France, a été repoussé une première fois par l’Unesco. Le Ministère de la Culture, lors du dépôt de cette nouvelle candidature, expliquait les enjeux : « Avec ce dossier, la France propose à l’Unesco de consacrer une mémoire, celle de la Mine, qui a éprouvé et marqué des générations à travers un paysage particulier aujourd’hui préservé et riche d’enseignement sur l’histoire des techniques, sur l’histoire de l’architecture et de l’habitat… ».

Pour le monde du bâtiment, un enjeu considérable s’ouvre dans le bassin minier. Avec le Louvre-Lens qui ouvre le 4 décembre prochain, la dynamique urbaine « Euralens » portée par Michel Desvigne et Christian de Portzamparc, ce classement vient ajouter de la valeur au territoire.

Des investissements publics sont attendus pour valoriser les espaces publics. Pour les 24000 logements sociaux du périmètre, les grands bailleurs du territoire, Soginorpa et SIA, lancent d’ambitieux programmes de rénovation conjuguant performance énergétique et valorisation du patrimoine (article sur le sujet à lire dans Le Moniteur du 6 juillet).

Comme l’entend l’Unesco, ce paysage culturel ne sera pas figé, mais, à l’image de la reconversion du site de Oignies (lire l’article sur la troisième étape du Tour de France), résolument évolutif.

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