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Languedoc-roussillon Une nouvelle voie ferrée pour contourner Nîmes et Montpellier

JEAN LELONG |  le 27/10/2000  |  TransportsGardHéraultPyrénées-OrientalesFrance

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Réseau ferré de France s'apprête à boucler le dossier d'avant-projet sommaire qui sera bientôt soumis à consultation

Le dossier du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier entre dans une phase active. Les préfets du Gard et de l'Hérault s'apprêtent à soumettre le projet aux élus et aux acteurs locaux. La consultation aura lieu du 6 novembre au 22 décembre. Elle survient quelques jours après la clôture de l'enquête publique sur la liaison TGV Perpignan/Le Perthus.

Cette coïncidence souligne le lien qui unit les deux projets. La création d'une voie contournant Nîmes et Montpellier vise, en effet, à supprimer un goulet d'étranglement sur le réseau qui relie l'Espagne à la vallée du Rhône. « Avec plus de 200 trains par jour, cette section est l'une des plus chargées du réseau français », souligne Christian Dubost, directeur de la mission Ligne nouvelle Languedoc-Roussillon à Réseau ferré de France (RFF). « Si nous ne parvenons pas à faire passer plus de trains entre Nîmes et Montpellier, nous risquons d'atténuer l'intérêt de la liaison internationale Perpignan/Figueras».

Absorber une partie du trafic fret

Longue de 70 km, la future voie ferrée s'emmanchera sur la nouvelle ligne TGV Méditerranée à Manduel, à l'est de Nîmes. Elle ira se raccorder à la ligne existante à Saint-Brès et à Lattes, de part et d'autre de Montpellier. Prévue pour accueillir des trains à grande vitesse, cette liaison aura surtout pour vocation d'absorber une partie du trafic fret qui engorge aujourd'hui le tronçon Nîmes-Montpellier.

Cette mixité du trafic n'était pas prévue dans le projet initial, entériné par une déclaration d'utilité publique en 1994. Elle impose donc plusieurs modifications : rectification du profil en long pour atténuer les pentes supérieures à 8., amélioration de la protection phonique, prise en compte de l'impact sur les sols en cas d'accident. Elle nécessite surtout la construction de deux voies de raccordement, à l'est de Nîmes, pour dériver les trains non TGV vers le réseau classique. La première, longue de 1,5 km, se connectera sur la ligne Nîmes/Tarascon ; la seconde, de 8 à 9 km, se branchera sur la ligne fret Nîmes/Givors. Le coût de ce raccordement est évalué à 700 millions de francs.

Globalement, le contournement de Nîmes-Montpellier coûtera 4,8 milliards de francs. RFF prévoit de remettre le dossier d'APS au gouvernement en mars 2001. L'enquête publique pourrait être lancée fin 2002. Les travaux seraient lancés en 2004/2005 pour une mise en service en 2007/2008. Deux à trois ans après la mise en service annoncée de la liaison Perpignan/Figueras

CARTE : La nouvelle voie, raccordée à la ligne TGV Méditerranée, supprimerait un important goulet d'étranglement.

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