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LANGUEDOC-ROUSSILLON Nîmes Un plan en quête de relance

le 14/03/1997  |  France Sécurité et protection de la santéCollectivités localesTransportsGard

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Comment prémunir Nîmes contre le renouvellement d'un désastre comparable à celui de 1988 ? La réponse est apportée en septembre 1993, lorsqu'un arrêté du préfet du Gard déclare d'intérêt général le « plan de protection contre les inondations » (PPCI).

Préparé par plusieurs années d'études, réalisées notamment par le cabinet Merlin, le plan comporte cinq types d'aménagements :

la création de 21 bassins de retenue en amont, sur les hauteurs de Nîmes, pour une capacité de stockage de 9 400 000 m3 sur 80 hectares, afin de diminuer les débits ;

l'aménagement de 20 km de « cadereaux » (voies de passage des eaux) en amont de la ville, pour protéger les habitations ;

le renforcement des capacités de débit des exutoires primaires sous le centre-ville ;

la création de 16 bassins, à l'aval de l'autoroute A9, d'une capacité totale de 1 million de mètres-cubes, destinés à la protection des communes de la plaine ;

l'aménagement des cadereaux aval, jusqu'au Vistre.

Le coût total du plan est estimé à 670 millions de francs, valeur octobre 1991.

Où en est-on aujourd'hui ? « Au total 110 millions de francs ont été investis depuis 1989, études et acquisitions foncières comprises », répond Joseph Alcon, adjoint au maire de Nîmes, délégué à l'environnement. Les investissements ont été principalement consacrés à l'aménagement de cadereaux en amont de la ville et à la création de 6 des 21 bassins de rétention prévus.

A ce rythme, la réalisation complète du PPCI prendrait quelques décennies. Le plan est donc en quête d'une véritable relance. « Pour sa part, la ville a engagé 7 millions de francs en 1996. Elle doit porter sa contribution à 8,3 millions de francs en 1997, sur un total de 23 millions de francs apportés également par l'Etat, le département et la région », explique Joseph Alcon.

En fait, la poursuite de la mise en oeuvre du plan doit s'organiser en deux tranches. La première doit être développée extra-muros, à l'amont et à l'aval. Elle est évaluée à 132 millions de francs, dont 101 millions à la charge de la commune. Elle comporte des aménagements en amont (bassins de rétention et cadereaux) pour 81 millions de francs et en aval (20 km de fossés dans la plaine jusqu'au Vistre et les 16 bassins de rétention) pour 151 millions de francs. Les négociations sont en cours pour une programmation d'ici à 2002.

La seconde tranche, avec des aménagements intra-muros, doit être à la charge de la ville. Estimée à 285 millions de francs, elle est inscrite en pointillés dans les programmes publics. Elle comporte notamment les travaux de traversée de la ville en souterrain : 13 km de canalisations pour permettre le passage de plus de 200 m3/s au lieu de 80 actuellement

PHOTO : A Nîmes, le stade Pissevin a été transformé en bassin de retenue, doté d'une grille pour retenir les gros éléments.

Le franchissement de l'avenue de la Bouvine par le cadereau

a dû être élargi après les inondations de 1988.

D'AUTRES CHANTIERS

-Basses plaines de l'Aude. Un schéma global en cours de négociation doit comprendre la protection des lieux habités (Cuxac-d'Aude et Coursan) pour 25 millions de francs, le recalibrage du lit de l'Aude à 750 m3/s pour 70 millions. Le nettoyage du lit de l'Aude est aussi prévu, pour 2 millions.

-Bassin de l'Orb (Hérault).

60,7 millions de francs prévus, à terme, pour la protection contre les inondations : 4,2 millions pour les études et 56,5 millions pour la protection des lieux habités. Une étude hydrologique du bassin, avec modélisation des crues, est envisagée pour 1997.

-Valras (Hérault). Réalisation d'un canal de crête : 15 millions de francs.

-Perpignan. Achèvement de l'élaboration du plan de protection contre les risques par la DDE et la ville.

-Départements de la façade méditerranéenne. Analyse géostatique des pluies exceptionnelles, confiée à SIEE (Montpellier), au Laboratoire d'hydrologie et de modélisation (Université Montpellier II) et à Météo France : 650 000 francs.

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