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Languedoc-Roussillon Cinq scénarios pour la future ligne Montpellier-Perpignan

J. L. |  le 03/01/2008  |  TransportHéraultPyrénées-OrientalesFrance entièreTransports mécaniques

Faut-il privilégier la grande vitesse ou favoriser le report modal et l’essor du fret ferroviaire ? Telle est, schématiquement résumée, l’alternative qui sera proposée au débat public, qui devrait s’ouvrir fin 2008 ou début 2009 sur le projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan. Le 14 décembre, un comité de pilotage rassemblant les financeurs des études préalables au débat public (1) a examiné un éventail de onze scénarios, élaborés par RFF, et resserré le choix autour de cinq d’entre eux, représentant trois grandes orientations :

– une ligne à grande vitesse dédiée aux voyageurs (320 km/h) ;

– une LGV mixte (300 km/h) ;

– une ligne mixte (220 km/h).

La prise en compte de ces trois orientations (auxquelles s’ajoutera la solution de base d’une modernisation de la ligne existante) vise à soumettre au débat public des scénarios contrastés. Mais la tonalité des commentaires émis lors de la présentation publique de ces différents scénarios, le 21 décembre, montre que l’orientation qualifiée de « priorité au report modal » (ligne mixte, trains à 220 km/h) a aujourd’hui le vent en poupe. Cette solution, présentée par un élu gardois comme « la plus Grenelle de l’environnement », mettrait Montpellier à 65 min de Perpignan (contre 45 à 55 min pour la solution LGV) mais présenterait l’avantage d’améliorer l’offre globale de transport.

« Veut-on s’organiser pour regarder passer des trains qui rouleront vite ou pour essayer de greffer l’économie régionale sur ce grand projet ? », résume Gérard Valère, directeur régional de l’équipement. Pour Gérard Maurice, président du Conseil économique et social, la réponse est claire : « Gagner dix minutes entre Montpellier et Perpignan n’est pas déterminant. Il faut donner la priorité au transfert vers le fer pour désengorger l’autoroute A9. »

Dans cette hypothèse (ligne mixte, 220 km/h), deux options sont encore envisagées : l’une privilégie la desserte des gares centres, l’autre permettrait la création de gares nouvelles à proximité de Béziers, Narbonne et Perpignan.

Selon les scénarios, le coût de l’investissement oscillerait entre 3,5 et 4 milliards d’euros.

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