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Lancement des Journées Européennes du Patrimoine
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Lancement des Journées Européennes du Patrimoine

Defawe Philippe |  le 08/09/2006  |  InternationalRéalisationsCulturePatrimoineFrance

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Sur fond de contestation des entreprises de restauration, le ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres a lancé jeudi l'édition 2006 des Journées Européennes du Patrimoine qui auront lieu les 16 et 17 septembre et dont le thème est cette année "Faisons vivre notre patrimoine".

En France, quelque 17.000 manifestations illustrant le thème choisi - visites scénarisées, concerts, lectures, gastronomie ou démonstrations de savoir-faire - dans des lieux patrimoniaux, démontreront que le "patrimoine n'est pas une nostalgie mais un outil de développement économique, social et culturel", a indiqué le ministre.

Comme chaque année lors de ces journées qui attirent de plus en plus de public - 12 millions de visiteurs en 2005 - des centaines de lieux prestigieux ou moins connus seront ouverts, certains exceptionnellement comme l'Elysée ou Matignon, d'autres pour la première fois comme des plateaux de France Télévisions, des demeures privées ou des salles de théâtre.

Conscient de l'"immensité des besoins", le ministre a affirmé que le secteur du patrimoine serait une "priorité" de son ministère en 2007. Des mesures seront annoncées la semaine prochaine par le Premier ministre Dominique de Villepin, a-t-il dit.
M. Donnedieu de Vabres avait auparavant été interpellé par une trentaine de manifestants qui, casques de chantiers sur la tête et banderoles proclamant le "décès annoncé des monuments historiques", ont manifesté devant le ministère pendant la conférence de presse, au nom des entreprises de restauration.
"Les crédits de paiements n'ont cessé de baisser, 240 chantiers ont été arrêtés en 2005, 300 à la fin du premier semestre 2006", a affirmé Christophe Eschlimann, dont l'association GMH regroupe trois quarts des entreprises de restauration.
Les "propriétaires privés ont besoin du concours de l'Etat qui se désengage", a ajouté Jean de Lambertye, président de La Demeure Historique qui regroupe 70% des bâtiments privés protégés.
Pour Frédéric Didier, architecte en chef des monuments historiques représentant le Collège des Monuments Historiques (CMH), qui regroupe les corps de métier de la filière, "20 % du parc est aujourd'hui en péril".
"Le ministère est asphyxié par des engagements antérieurs aujourd'hui à peine couverts par des crédits de paiement insuffisants", a-t-il dit, dénonçant une politique qui "érige l'expédient en système".
Le ministre a pour sa part "récusé qu'il y ait désengagement de l'Etat", affirmant que le "niveau de consommation des crédits est resté constant depuis 2000 avec une moyenne de 320 M EUR par an" et renvoyant à l'intervention du Premier ministre pour annoncer de nouvelles mesures.
Il avait auparavant rappelé les dernières initiatives de son ministère en faveur du patrimoine, avec la décentralisation de bâtiments vers les collectivités locales qui le demandent et présentent des "projets de qualité", la modernisation de la législation sur les monuments historiques et la poursuite de grands chantiers tels que Versailles, le Louvre ou le Grand Palais.
Fabienne Faur (AFP)

Voir également le dossier "Patrimoine : les entreprises face à la baisse des crédits"

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