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Lançage délicat d’un pont de 97 mètres

jean-jacques talpin |  le 20/04/2012  |  BâtimentEure-et-LoirLoiretGros œuvreStructure métallique

Ouvrage d’art -

Pour préserver un site archéologique et une zone humide, le passage d’une petite rivière ne pouvait tolérer que deux piles distantes de 97 m et une structure métallique dont le lançage a été un jeu d’équilibre.

La traversée de la petite rivière de l’Aunay pour achever la déviation routière d’Auneau (Eure-et-Loir) devait se faire par un classique pont en béton long de 35 m. Mais c’était sans tenir compte des vestiges archéologiques importants, d’une zone de marais sur de la tourbe instable et d’une bande boisée, autant de contraintes qui ont perturbé le projet et allongé les délais de réalisation. Le coût des fouilles aurait été supérieur à celui de l’allongement du pont. C’est pourquoi le conseil général d’Eure-et-Loir (CG 28) a choisi de lancer ce projet en conception-réalisation avec un groupement conduit par l’entreprise de construction métallique Baudin-Châteauneuf.

« Pour préserver le terrain et empêcher qu’il soit mis à mal par les engins de chantier, nous ne pouvions réaliser que deux piles en béton avec une travée unique enjambant le site archéologique », explique Denis Sauterey, directeur de la maîtrise d’ouvrage au CG 28. Le projet s’est donc orienté vers un pont mixte avec bipoutre acier et tablier béton, en deux fois une voie de 14 m de largeur.

Structure acier massive

Le pont a été préparé en cinq tronçons de 15 à 25 m chez Baudin-Châteauneuf dans le Loiret, puis assemblés par soudure sur le site. L’ouvrage est donc constitué d’une travée isostatique unique de 97 m. Cette longueur représentait une gageure pour le lançage du pont sur une longueur de 150 m à raison d’un mètre par minute. Sans pile intermédiaire, les risques de flexion des poutres ont imposé une structure acier massive (4 m de hauteur).
Le pont a été équipé d’un avant-bec de 67 m plus léger (130 t) que les poutres tandis que l’arrière a été lesté de 100 t pour éviter le basculement. Le lançage a été réalisé en quelques jours mi-mars avec cependant l’affaissement des chaises qui soutiennent le tablier lors de la poussée.
Le pont sera accessible par une chaussée reposant sur un remblai en blocs de polystyrène expansé (moins de transport qu’avec des gravats, inerte et recyclable). Une couche intermédiaire et une couche supérieure de béton comprimeront le polystyrène qui sera contenu sur les côtés par des parements en bois.

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DESSIN - 633769.BR.jpg - © CGEL
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PHOTO - 632198.BR.jpg - © Arnaud Lombard
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PHOTO - 632890.BR.jpg - © Arnaud Lombard
Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : conseil général d’Eure-et-Loir. Maîtrise d’œuvre : Jacques Veyer. Entreprises : Baudin-Châteauneuf (construction et lançage) ; Sondefor (fondations) ; Bouygues TP (terrassement, piles, chaussée). Coût : 1 million d’euros HT et 12 millions pour la déviation. Poids d’acier : 150 t. Durée du chantier : janvier-sept. 2012.

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