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Lafarge veut rester prudent pour 2012

Thaïs Brouck |  le 17/02/2012  |  YonneInternationalFrance entièreEuropeIndustrie

Le premier cimentier mondial a présenté des résultats annuels en demi-teinte le 17 février, avec une croissance du chiffre d’affaires de 3% mais un bénéfice net en baisse de 28%. Le groupe s’attend à une croissance modérée en 2012 et poursuivra sa politique de désendettement. Ses prix devraient aussi augmenter.

Chez Lafarge, la rigueur est de mise. «Nous avons rempli nos objectifs, s’est pourtant félicité Bruno Lafont, le P-DG de Lafarge lors de la présentation des résultats annuels du groupe. Nous avons réduit notre endettement de 2 milliards d’euros, malgré un environnement économique défavorable. » Pour autant, si en 2011 Lafarge a enregistré une hausse de son chiffre d’affaires de 3% à 15,28 milliards d'euros (+5% à taux de change et périmètre constants), le premier cimentier mondial a subi une baisse de son bénéfice net de 28% à 593 millions d'euros. Le résultat est affecté par des charges exceptionnelles de 285 millions, dont 180 pour la Grèce. Lafarge réalise aujourd’hui 57% de ses ventes dans les pays émergents contre 52% en 2010 et 32% en 2005. « Nous sommes passés d’un groupe occidental à un groupe mondial », déclare le P-DG. Lafarge a par ailleurs «achevé l’an dernier son recentrage sur le ciment, les granulats et le béton», en se désengageant du plâtre (sauf aux Etats-Unis), explique Bruno Lafont.

400 millions d’euros d’économies en 2012

«Nous voulons aborder 2012 avec prudence mais détermination, assure le PDG. La demande de nos marchés cimentiers devrait progresser entre 1 et 4% ». Les pays développés devraient continuer à souffrir (entre -1% et +2% pour l'Amérique du Nord et surtout entre -5% et -8% en Europe de l'Ouest) alors que les pays émergents devraient continuer leur croissance (entre +3% et +7%). Pour cette année, Lafarge prévoit de réaliser encore au moins 400 millions d'économies dans le cadre du programme annoncé de 500 millions de réduction des coûts. Il prévoit également plus d'un milliard d'euros de nouvelles cessions d’actifs dans le cadre de son plan de désendettement.

Fermeture d’usines

Par ailleurs, Lafarge va continuer à réduire ses investissements. Ces derniers ne devraient pas dépasser 800 millions d'euros en 2012. Lafarge entend aussi procéder à des augmentations de ses prix de vente «en réponse à l'inflation des coûts ». Cet effort accompagne la nouvelle organisation du groupe par pays et non plus par activités (Lire notre article à ce sujet). Réorganisation qui a notamment pour conséquence la suppression de 460 emplois, dont 90 en France. Le groupe français compte ainsi fermer deux usines en 2012, une aux Etats-Unis et celle de Frangey (Yonne) en France. Malgré ces plans de réduction des coûts et de l’endettement, Bruno Lafont se dit « ouvert à tout projet de construction de nouvelles usines, si tant est que la demande reparte ». Mais ces nouveaux investissements n’interviendront pas avant 2015.

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