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Lafarge teste le béton compacté au rouleau
Ce matériau très résistant a servi de revêtement pour 9 500 m2 de voiries et d’aires de manutention. Une première à cette échelle. - © LAFARGE

Lafarge teste le béton compacté au rouleau

Jean-Sébastien Thomas |  le 18/01/2019  |  BétonMatériel de chantierCharente-MaritimeLafarge Holcim

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La Rochelle -

 

Couramment utilisé aux Etats-Unis, au Canada et dans certains pays européens, l'emploi du béton compacté au rouleau (BCR) reste assez rare en France. « Ce matériau est utilisé pour des plates-formes logistiques, en voirie industrielle, aéroportuaire ou portuaire. Sa grande résistance corrige certaines faiblesses de l'enrobé classique, comme la création d'ornières ou la fatigue, évitant ainsi les coûts importants de remise en état », explique Mohamed Ouzzine, responsable des gammes routes, rail, infrastructures chez LafargeHolcim France. Outre sa teneur en eau plus basse, le BCR se distingue d'un béton classique essentiellement par sa mise en œuvre. « C'est bien parce qu'il est compacté qu'il est aussi résistant », insiste le responsable. Toutes ces raisons ont poussé le grand port maritime (GPM) de La Rochelle (Charente-Maritime) à opter pour ce revêtement lors de la construction de son centre de valorisation des sédiments de La Repentie.

Un volume de 1 500 m3. Les travaux, débutés le 20 novembre, ont duré dix jours. Pendant cette période, la zone de quatre hectares a vu défiler des poids lourds chargés de sédiments dragués dans le bassin de rétention des eaux pluviales de La Rochelle. Pour préparer cette noria de camions, 1 500 m3 de BCR, répartis sur quelque 9 500 m2 de voiries et d'aires de manutention, ont été nécessaires. Le béton, préparé à quelques centaines de mètres du chantier par la centrale rochelaise de LafargeHolcim, a été transporté, prêt à l'emploi, en camions-bennes.

Sur site, il a été coulé par l'entreprise Charier TP sur une épaisseur de 15 cm et mis en œuvre grâce à un finisseur avant d'être compacté par des rouleaux vibrants ou des compacteurs à pneus. « Au final, les techniques et les matériels restent les mêmes que ceux utilisés pour un enrobé bitumineux classique », poursuit le responsable, en précisant que « la chaussée est utilisable deux à trois jours seulement après la mise en œuvre du béton » pour un coût similaire au béton classique. Pour le GPM, ce chantier servira de test avant, peut-être, d'envisager d'autres voiries sur ce modèle. Il devrait néanmoins faire référence car c'est la première fois en France que le BCR est utilisé à grande échelle.

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