Le moniteur

Lafarge, le ciment et le développement durable

Thaïs Brouck |  le 15/06/2012  |  Produits et matérielsEntreprisesIndustrie

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Négoce
Produits et matériels
Entreprises
Industrie
Valider

Premier cimentier mondial, Lafarge a lancé, le 15 juin, son programme « ambitions développement durable 2020 ». Le groupe s’engage notamment sur la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation dans ses cimenteries de combustibles non fossiles et de matériaux recyclés.

Après avoir dévoilé il y a trois jours son plan d’économies, le groupe Lafarge (CA 2011 : 15,3 milliards d’euros) s’investit en faveur du développement durable. Son programme 2007-2012 avait notamment permis la réduction de ses émissions de dioxyde de carbone (CO2) par tonne de ciment de 22,7% en 2011 par rapport à leur niveau de 1990. Selon la même référence, le premier cimentier mondial ambitionne une réduction de 33% d’ici 2020. Cet objectif n’est qu’un parmi 34 autres qui composent le programme « ambitions développement durable 2020 ». « Il n'y a pas d'économie verte sans industrie verte, ni de monde durable sans une industrie responsable », estime Bruno Lafont, le PDG.

Réduction des quotas gratuits

L’initiative ne relève pas seulement de l’altruisme. Bien que fortement émettrice de CO2, l’industrie cimentière a été reconnue comme étant soumises aux « fuites de carbone », par la Commission européenne. Autrement dit, potentiellement délocalisable. C’est pourquoi elle se voit attribuer des quotas  de CO2 à titre gratuit. En revanche, lorsque les cimentiers n’utilisent pas tous leurs quotas, ils peuvent les revendre. Ce qui est une source non négligeable de profit : 177 millions d’euros pour Lafarge en 2011. Mais la situation doit évoluer. Dès 2013 le nombre de quotas alloués sera en baisse. Si l’ampleur de la réduction d’allocation n’est pas encore fixée, elle incite néanmoins les cimentiers européens à améliorer leur empreinte carbone.

Recyclage des bétons

Le groupe compte également, d'ici à 2020, utiliser 50% de combustibles non fossiles dans ses cimenteries (contre 13% en 2011), dont 30% de biomasse. «Nous brûlons dans les fours de nos cimenteries, qui peuvent atteindre 2000 degrés, des pneumatiques, des solvants, des cosses de riz, des coques de noix, des déchets, etc., explique Kareen Rispal, directrice développement durable du groupe. Mais cela nécessite une adaptation des fours et la mise en place de filières d'approvisionnement. » Lafarge ambitionne aussi, d'ici à 2020, d’incorporer dans 20% de ses bétons, des matériaux réutilisés ou recyclés, provenant de la démolition d'autres bâtiments.

Concernant les aspects sociaux de son plan, le groupe veut « atteindre zéro accident mortel », « nommer des femmes à 35% des postes de direction », « consacrer un million d’heures au volontariat chaque année pour contribuer à des projets sélectionnés localement », « développer un plan de création d’emplois locaux dans 75% des pays où Lafarge est présent », « faciliter l’accès à un logement abordable et durable pour deux millions de personnes », ou encore générer un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros par an en produits et services ». Un programme pour le moins ambitieux.

Commentaires

Lafarge, le ciment et le développement durable

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Code commenté de la commande publique

Code commenté de la commande publique

Date de parution : 09/2019

Voir

Histoire de l’architecture agricole

Histoire de l’architecture agricole

Date de parution : 07/2019

Voir

Maisons individuelles passives

Maisons individuelles passives

Date de parution : 07/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur