Lafarge double sa production cimentière en Ouganda

Defawe Philippe |  le 26/10/2007  |  InternationalIndustrieBétonProduits et matériels

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Il y avait deux présidents ce matin dans le village de Kasese au sud-ouest de l’Ouganda. Yoweir Museveni, celui de cet Etat d’Afrique de l’Est, et Bruno Lafont, celui de Lafarge s’étaient donné rendez-vous pour lancer officiellement l’extension de la cimenterie de la ville, dont la capacité de 350.000 tonnes par an ne suffit plus à approvisionner un marché cimentier en croissance de 8% par an, progression qui devrait atteindre les 11% en 2007.
Une nouvelle ligne composée d’un four et d’une station de broyage verra donc le jour dès janvier 2010, ajoutant 420.000 tonnes par an à la production actuelle. Elle sera alimentée par une carrière de calcaire dont Lafarge vient de recevoir l’autorisation d’exploitation.
"Avec cette entité, nous espérons bien que le prix du ciment va baisser en Ouganda", a d’emblée déclaré Yoweir Museveni. "Aujourd’hui, une tonne de ciment coûte 300 dollars alors que le prix mondial moyen est de 110 dollars".

Pour Lafarge, il s’agit là de s’implanter encore plus profondément dans le tissu sub-saharien qui représente 10% de son chiffre d’affaires et 12% de son résultat d’exploitation et où le groupe n’est en compétition qu’avec des acteurs locaux. Et non seulement, le site une fois achevé pourra ravitailler la région de la capitale ougandaise, Kampala, situé à 350 km, mais aussi la moitié est de la République Démocratique du Congo, voisine, également très friande de ciment mais dont l’instabilité politique n’incite pas les industriels à s’y implanter.
Selon Bruno Lafont, la cimenterie de Kasese bénéficiera de tous les standards de qualité, de sécurité et sociaux du groupe. Mais au lieu d’être construite par de la main d’œuvre locale, elle le sera par un contingent de 300 chinois employés par le constructeur de l’Empire du Milieu CBMI. Raison avancée pour ce choix : les grands constructeurs ne sont pas intéressés par des projets dans des régions aussi reculées.
De notre envoyé spécial en Ouganda,
Thierry Devige-Stewart

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