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La ZAC Bercy-Charenton, 80 ha à recomposer
PHOTO - 14102_856016_k2_k1_2012345.jpg - © GROUPEMENT ROGERS STIRK HARBOUR + PARTNERS

La ZAC Bercy-Charenton, 80 ha à recomposer

NATHALIE MOUTARDE |  le 20/07/2018  |  ParisRhôneVal-de-Marne

Paris -

Al'issue d'un vote très serré - 81 voix contre 76 -, les élus parisiens ont approuvé, le 2 juillet, la création de la ZAC Bercy-Charenton (XIIe arrondissement) et la déclaration de projet emportant mise en compatibilité du plan local d'urbanisme. « C'est l'un des projets importants de la mandature. Il va métamorphoser le sud-est de la capitale et transformer l'une des portes de Paris en place du Grand Paris. Les défis à relever sont nombreux car le secteur est très enclavé et contraint, mais il occupe une position exceptionnelle en lisière de Seine », a déclaré Jean-Louis Missika, adjoint à l'urbanisme d'Anne Hidalgo, lors du débat.

Composé essentiellement de grandes emprises ferroviaires, le secteur Bercy-Charenton représente l'une des dernières opportunités foncières de la Ville de Paris. S'étendant sur 80 ha dont 18 ha urbanisables, il est cisaillé par les voies ferrées de la gare de Lyon et coincé entre le périphérique et l'échangeur auto routier de l'A4. Il abrite aujourd'hui des activités de logistique et d'entreposage.

Continuités urbaines. L'ambition de la municipalité est d'y créer un nouveau quartier (9 000 habitants, 12 600 emplois) tout en préservant les exigences de l'exploitation ferroviaire et en rétablissant les continuités urbaines avec le reste de l'arrondissement et Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Le projet urbain a été élaboré par l'équipe Rogers Stirk Harbour + Partners (mandataire), désignée en 2010 et associée aux Ateliers Jean Nouvel, TVK, Michel Desvigne, Arep Ville, Ingérop, Franck Boutté Consultants et RFR. Il s'organise autour de quelques lignes-force : le prolongement de la rue Baron-Leroy ; la création d'une passerelle (baptisée Nicolaï) au-dessus du faisceau ferré et d'une allée piétonne est-ouest qui traversera l'immeuble Lumière ; l'aménagement d'un parc de 2 ha au-dessus de la gare inférieure de la Rapée ; enfin, l'implantation de six tours, la plus haute culminant à 180 m, en bordure du faisceau ferré. « Les IGH n'impacteront pas le paysage et n'engendreront d'ombre portée que sur les voies ferrées », a assuré Jean-Louis Missika. « La verticalité est la conséquence logique de notre choix de ne pas construire de dalle au-dessus du faisceau ferroviaire, contrairement à ce qui a été fait à Paris Rive gauche », a-t-il ajouté.

L'ambition est de créer un nouveau quartier tout en préservant les exigences de l'exploitation ferroviaire.

A la suite de l'enquête publique, la constructibilité globale de la ZAC a un peu diminué, passant de 600 0000 m2 SP à 580 000 m2 .

Pour lever l'une des réserves émises par le commissaire enquêteur, l'exécutif a supprimé les logements initialement prévus dans le secteur Léo-Lagrange (le plus proche du bois de Vincennes). Le programme se répartit désormais entre 270 000 m2 d'habitation (environ 4 000 logements, dont 57 % sociaux), 210 000 m2 de bureaux, des commerces, des hôtels, des équipements publics et deux opérations spécifiques (45 000 m2 ).

Hôtel logistique. La première correspond à l'hôtel logistique (17 000 m2 ) intégré dans le projet Symbiose porté par Sogaris avec Poste Immo et Icade, lauréat de la consultation « Inventons la métropole du Grand Paris ». Il permettra d'accueillir les activités logistiques actuellement logées dans la halle Gabriel-Lamé, qui va être démolie pour libérer du foncier. Seconde opération : la gare inférieure de la Rapée, qui va faire l'objet d'un appel à projets. Les voûtes 5 et 6 devraient être conservées ainsi que la façade ouest.

S'inscrivant dans le long terme - le traité de concession avec la Semapa court jusqu'au 31 décembre 2032 -, le projet Bercy-Charenton se décompose en quatre phases. La première (2018-fin 2021) inclut la poursuite des études, notamment celles portant sur les reconstitutions ferroviaires (voie ferroviaire provisoire, dévoiement du câble 63 kV… ) et le début des travaux. En 2019, Ile-de-France Mobilités devra indiquer s'il construit ou pas un site de remisage des bus.

Les dépenses d'aménagement de la ZAC s'établissent à 961 M€ HT dont 314 M€ pour l'acquisition de 17,5 ha de terrains ferroviaires. Le bilan s'équilibrera grâce à une participation de la Ville de Paris de 208 M€.

 

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